
Bangkok, 5 octobre 2026 — La compagnie nationale Thai Airways traverse une crise sans précédent. Après l’accumulation de plus de 10 000 bagages entre le 26 et le 29 septembre, conséquence directe des inondations qui ont empêché une partie du personnel de rejoindre l’aéroport, la compagnie a dû annuler 75 vols et gérer plus de 1 000 passagers en transit bloqués. Il ne reste désormais qu’un petit nombre de bagages en attente, principalement parce que leurs propriétaires n’ont pas pu être contactés.
Une commission d’enquête en urgence
Face à ce fiasco, le conseil d’administration a suspendu son PDG, Chai Eamsiri, et nommé un comité d’investigation présidé par le général de police Thatchai Pitaneelaboot. Ce comité dispose de 30 jours pour rendre ses conclusions sur la gestion des effectifs au sol, l’externalisation contestable via WingSpan Services, et les failles dans la réponse à la crise. Les sanctions pourraient aller jusqu’à des mesures disciplinaires et des réformes structurelles.
Soupçons de fuite massive de données
Parallèlement, la compagnie est éclaboussée par une autre affaire : des informations circulent sur le Dark Web concernant la mise en vente de données de près de 200 millions de passagers. Ces fichiers incluraient des réservations, des données de fidélité et des informations de paiement. Si l’authenticité reste à confirmer, cette rumeur fragilise encore davantage l’image de Thai Airways, déjà sous pression.
Le scandale du vin
À cette crise opérationnelle s’ajoute une polémique autour de l’achat de 860 000 bouteilles de vin pour plus de 800 millions de bahts. Chai Eamsiri, suspendu le 2 octobre, nie toute corruption et affirme que les procédures ont respecté les règles. Dans un message publié sur Facebook, il rappelle ses 41 années de carrière sans tache et se dit prêt à coopérer avec toute enquête officielle.
Une image à reconstruire
Entre bagages perdus, vols annulés, soupçons de fuite de données et scandale du vin, Thai Airways doit affronter une tempête qui menace sa crédibilité internationale. La compagnie promet de tirer les leçons de cette série de crises, mais la confiance des voyageurs et des partenaires reste à regagner.



