Image d'illustration uniquement. Fonctionnaires thaïlandais habituels en uniforme.
Le gouvernement thaïlandais s’apprête à finaliser un projet déjà évoqué de retraite anticipée volontaire pour les fonctionnaires civils. Selon le vice‑Premier ministre chargé des affaires juridiques, Pakorn Nilprapunt, les critères sont quasiment arrêtés : il ne reste qu’à trancher sur le montant des compensations, en discussion avec le ministère des Finances.
Une compensation attractive L’exécutif veut inciter les agents à se porter volontaires. L’idée serait de fixer une indemnité supérieure à 12 fois le salaire mensuel, afin de rendre le dispositif suffisamment attractif. Le coût initial est estimé à 7 000 millions de bahts pour la première phase, financée par le budget central.
Qui pourra en bénéficier ? Le projet prévoit d’ouvrir la retraite anticipée aux fonctionnaires âgés de 50 ans et plus. Une dérogation serait possible dès 40 ans, à condition de justifier d’un motif sérieux : problèmes de santé, nécessité de s’occuper de parents âgés, ou autres circonstances exceptionnelles. Dans ce cas, la décision reviendrait au chef de service.
Objectif : réduire les effectifs Le gouvernement vise une réduction de 5 % par an du nombre de fonctionnaires à partir de l’exercice 2570 (2027). L’idée est d’adapter la taille de l’administration aux besoins actuels, de supprimer les doublons et de moderniser la structure.
Réorganisation en parallèle Cette réforme s’accompagne d’une restructuration plus large. Après la dissolution de la Banque foncière publique, 48 agents ont été transférés vers le Comité national de politique foncière. Ils travailleront sur le projet One Map, destiné à harmoniser les cartes cadastrales du pays, un chantier en cours depuis plus de dix ans.
Réduction des doublons administratifs Le Bureau de développement administratif (OPDC) étudie également la suppression des services redondants en région. L’objectif est de simplifier les démarches pour les citoyens, qui n’auraient plus à frapper à plusieurs portes pour un même problème.
Un enjeu budgétaire et social Si la retraite anticipée est perçue comme une opportunité pour certains agents, elle soulève aussi des interrogations : risque de perte de compétences, coût initial élevé, et incertitude sur la reconversion des départs volontaires. Le gouvernement assure que la mesure sera progressive et encadrée, afin de ne pas perturber le fonctionnement des services publics.
En résumé : la Thaïlande prépare une retraite anticipée dès 50 ans, avec indemnités généreuses pour encourager les volontaires. Objectif affiché : réduire la masse salariale et moderniser l’administration, tout en rationalisant les structures.



