Ploythalay Laksameesaengchan
Le gouvernement thaïlandais affiche des résultats spectaculaires dans sa lutte contre la cybercriminalité. Selon la porte‑parole Ploythalay Laksameesaengchan, le ministère de l’Économie numérique et de la Société a obtenu, durant l’exercice budgétaire 2026, des ordonnances judiciaires pour bloquer plus de 835 000 URL liées au jeu en ligne. En ajoutant la coopération des grandes plateformes numériques, le total grimpe à 945 000 liens interdits.
Une stratégie proactive
La méthode repose sur une combinaison de données policières et de technologies d’intelligence artificielle capables de repérer rapidement les sites illégaux. Les autorités insistent sur le rôle des signalements citoyens, qui permettent d’alimenter le système de surveillance et d’accélérer les procédures.
Les fraudes coûtent 252 millions de bahts par semaine
Parallèlement, le Centre anti‑arnaques en ligne (ACSC) a recensé 5 279 plaintes entre le 27 septembre et le 3 octobre, pour un préjudice total de 252 millions de bahts. C’est une baisse de 95 dossiers et d’un million de bahts par rapport à la semaine précédente. Les escroqueries les plus fréquentes concernent les investissements fictifs, les ventes en ligne frauduleuses et les arnaques sentimentales.
Une coopération multisectorielle
Le gouvernement souligne que cette lutte ne peut réussir qu’avec l’appui des plateformes numériques, des forces de l’ordre et du public. Les informations transmises par les citoyens sont intégrées dans un système de veille, puis croisées avec les données policières pour déclencher des blocages rapides.
Un signal politique fort
En Thaïlande, le jeu en ligne illégal est un fléau qui alimente blanchiment et endettement. En affichant près d’un million de sites bloqués, l’exécutif veut montrer qu’il prend le problème à bras‑le‑corps. Mais les experts rappellent que les réseaux criminels se réorganisent vite et que la vigilance doit rester constante.



