
Bangkok, 7 septembre 2026 – À partir du 15 septembre, la Thaïlande restreint son régime d’exemption de visa aux seuls séjours touristiques. Les déplacements pour affaires, même de courte durée, ne seront plus couverts par cette facilité d’entrée.
Une réforme annoncée dans le Royal Gazette
La notification officielle, publiée le 31 août, met fin à l’arrangement introduit en juillet 2024 qui permettait aux ressortissants de 93 pays d’entrer sans visa pour des séjours touristiques mais aussi pour des missions professionnelles ponctuelles. Désormais, seuls 60 pays et territoires conservent une exemption de 30 jours, limitée au tourisme. Les voyageurs de Maurice et des Seychelles bénéficient d’un régime distinct de 15 jours.
Conséquences pour les professionnels
Consultants, ingénieurs, conférenciers ou cadres envoyés pour signer un contrat devront désormais obtenir un visa non‑immigrant B avant leur départ. Selon la nature de l’activité, un permis de travail pourra également être exigé. Les entreprises étrangères habituées aux missions éclair devront anticiper davantage leurs démarches administratives.
Le cas des missions urgentes
Une zone d’ombre subsiste : l’ancien dispositif permettant des « travaux urgents » de 15 jours n’a pas encore été clarifié par le Département de l’Emploi. Les spécialistes en immigration estiment que les voyageurs ne doivent pas compter sur cette exception tant que les règles n’ont pas été précisées.
Pas d’effet rétroactif
Les étrangers déjà entrés avant le 15 septembre conservent les conditions de séjour indiquées dans leur passeport. En revanche, ceux qui prévoient un déplacement professionnel après cette date devront impérativement vérifier leurs autorisations.
Extensions et passages terrestres
Les séjours touristiques de 30 jours restent extensibles une fois, pour 30 jours supplémentaires, moyennant 1 900 baht. La durée maximale passe donc de 90 jours (ancien régime) à 60 jours. Par ailleurs, les entrées par voie terrestre sont limitées à deux par an pour la plupart des nationalités, sauf pour les Malaisiens, Bruneiens, Indonésiens et Singapouriens, qui conservent une liberté de passage illimitée.
La Thaïlande ferme la porte aux voyages d’affaires improvisés sous couvert de tourisme. Les séjours sans visa redeviennent strictement touristiques, obligeant les professionnels à anticiper leurs démarches pour éviter les mauvaises surprises. On ne sait pas si cette mesure est de nature à favoriser l’investissement étranger.



