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La liberté de la presse thaïlandaise recule dans un paysage régional sinistré

Geo Valin 1 Mai 2026
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Bangkok – La liberté de la presse en Thaïlande continue de s’éroder. Selon le World Press Freedom Index 2026 publié par Reporters sans frontières (RSF), le pays chute de la 85ᵉ place en 2025 à la 92ᵉ cette année. Une dégradation qui s’inscrit dans un contexte régional particulièrement sombre, où la plupart des pays d’Asie du Sud‑Est figurent dans les catégories « difficile » ou « très grave ».

Une chute de sept places en un an

La Thaïlande perd sept rangs et confirme une tendance inquiétante. Les journalistes y subissent une pression croissante des autorités, avec des lois sécuritaires utilisées pour limiter les enquêtes sensibles. Les poursuites judiciaires contre des reporters et les menaces de type SLAPP (procédures stratégiques visant à réduire la participation publique) se multiplient. Cette criminalisation du journalisme, dénoncée par RSF, reflète une dynamique mondiale : l’organisation souligne que l’environnement légal pour les médias a connu la plus forte détérioration en 2026.

En Thaïlande, l’autocensure s’impose dans les rédactions, symptôme d’un climat délétère. Qu’un média publie en thaï, en anglais ou en français, il ne peut revendiquer une pleine liberté d’expression : la réalité est celle d’une parole bridée pour tous.

Un voisinage peu rassurant

La Thaïlande n’est pas seule dans ce recul. Dans la région, la situation est qualifiée d’« épouvantable » :

  • Myanmar : 166ᵉ, sous régime militaire, avec une presse muselée.
  • Vietnam : 174ᵉ, parmi les pires au monde.
  • Cambodge : 151ᵉ, où les médias indépendants sont régulièrement harcelés.
  • Laos : 154ᵉ, quasi absence de pluralisme.
  • Singapour : 123ᵉ, sous contrôle étroit du gouvernement.
    Seul Timor‑Leste fait figure d’exception, classé 30ᵉ, loin devant ses voisins.

Les comparaisons internationales

Le recul thaïlandais s’inscrit dans une tendance globale où même les démocraties établies voient leur classement s’affaiblir.

  • France : 25ᵉ (contre 21ᵉ en 2025). La baisse est liée aux lois sécuritaires et aux procédures judiciaires abusives.
  • États‑Unis : 64ᵉ (contre 57ᵉ). Les attaques politiques contre la presse et la concentration des médias expliquent ce recul. Ce classement, indigne, prouve que ce pays n’est plus vraiment une démocratie.
  • Belgique : 16ᵉ (contre 19ᵉ). Une progression grâce à un environnement institutionnel plus protecteur.
  • Suisse : 8ᵉ (contre 9ᵉ). Stabilité dans le top 10, confirmant une solidité institutionnelle.
  • Canada : 20ᵉ (contre 18ᵉ). Un léger recul dû à la concentration médiatique et aux pressions judiciaires.

Ces résultats montrent que les pays francophones (France, Belgique, Suisse, Canada) restent globalement bien classés, mais connaissent des trajectoires divergentes : la Suisse et la Belgique progressent ou se maintiennent, tandis que la France et le Canada reculent.

Une crise mondiale

Le rapport 2026 de RSF dresse un constat alarmant :

  • Score moyen le plus bas en 25 ans.
  • Plus de la moitié des pays classés « difficile » ou « très grave ».
  • Moins de 1 % de la population mondiale vit désormais dans un pays où la liberté de la presse est jugée « bonne », contre 20 % en 2002.

Les États‑Unis reculent de 57ᵉ à 64ᵉ place, tandis que plusieurs pays d’Amérique latine (Équateur, Pérou) connaissent des chutes brutales liées à la violence et à la répression. À l’inverse, la Syrie enregistre la plus forte progression (+36 places) après des changements politiques post‑Assad.

Les avertissements de RSF

Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF, alerte : « Les attaques contre le journalisme deviennent plus visibles et systématiques, portées par des gouvernements autoritaires, des dirigeants faibles, des pressions économiques et des plateformes en ligne sous‑régulées. »

Elle appelle à :

  • Mettre fin à l’usage abusif des lois de sécurité nationale.
  • Protéger les journalistes contre les procédures judiciaires abusives.
  • Renforcer les garde‑fous institutionnels pour garantir l’indépendance des médias.

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