
La marine royale thaïlandaise a tranché : c’est le constructeur sud‑coréen Hanwha Ocean Co., Ltd. qui fournira sa prochaine frégate, dans le cadre d’un contrat évalué à 16,73 milliards de bahts. L’annonce, validée début septembre par le Premier ministre Anutin Charnvirakul et le ministère de la Défense, sera détaillée lors d’un briefing officiel le 18 septembre, une fois expiré le délai légal d’appel.
Un contrat clé pour la flotte
Le paquet couvre bien plus que la construction d’un navire. Il inclut systèmes et équipements, pièces de rechange, documentation, services de soutien, essais, carburants, formation et garanties. La frégate sera livrée à la base navale de Sattahip, dans la province de Chonburi, avec transport et assurance compris.
Transparence et retombées nationales
Le porte‑parole de la marine, le contre‑amiral Parach Rattanachaiphan, a insisté sur la transparence du processus. L’évaluation a pris en compte les capacités opérationnelles du navire, son adéquation aux missions de la marine et sa valeur sur le long terme. Mais l’objectif dépasse la simple acquisition : il s’agit aussi de favoriser le transfert de technologies, la formation du personnel et le développement de l’industrie de défense locale. « Le pays doit bénéficier autant que la marine », a‑t‑il souligné.
Une flotte déjà diversifiée
La Thaïlande dispose actuellement de sept frégates, dont une sud‑coréenne de classe HTMS Bhumibol Adulyadej, deux chinoises de classe Naresuan et quatre de classe Chao Phraya. À cela s’ajoutent cinq corvettes, construites en partie aux États‑Unis et en partie en Thaïlande. L’arrivée d’une huitième frégate renforce la modernisation de la flotte, dans un contexte régional marqué par des tensions maritimes croissantes.
Un appel encore possible
Même si Hanwha Ocean a été officiellement désigné, les concurrents disposent encore d’un délai pour déposer un recours. La marine affirme que ce mécanisme garantit l’équité et protège les droits de toutes les parties. Le briefing du 18 septembre détaillera les critères retenus et les bénéfices attendus du projet.
Un investissement stratégique
Au‑delà de la sécurité maritime, ce contrat illustre la volonté de Bangkok de consolider son autonomie industrielle et technologique. En misant sur un partenaire sud‑coréen reconnu, la Thaïlande espère renforcer ses capacités navales tout en stimulant son économie de défense.
La frégate commandée par la marine thaïlandaise n’est pas encore construite : le contrat signé en septembre 2026 marque seulement le début du processus industriel. Compte tenu des délais habituels de conception, d’assemblage et d’essais en mer, la livraison ne pourra intervenir avant 2028 ou 2029, voire 2030. Autrement dit, il s’agit d’un projet confirmé mais dont la mise en service reste à moyen terme.



