
Le gouvernement thaïlandais a validé mardi deux accords de coopération avec le Sri Lanka afin de répondre aux besoins persistants de main‑d’œuvre. Objectif affiché : faire venir 10 000 travailleurs sri‑lankais pour renforcer les secteurs en tension.
Un cadre légal et transparent
Selon le porte‑parole adjoint du gouvernement, le capitaine Patdarasm Thongsaluaykorn, les accords comprennent un Mémorandum d’entente (MoU) sur la coopération en matière de travail et un contrat d’emploi spécifique pour les travailleurs sri‑lankais. Le dispositif couvrira l’ensemble du processus : sélection, signature des contrats, examens médicaux, entrée légale en Thaïlande, emploi et retour au pays.
Le MoU prévoit aussi l’échange d’informations sur les marchés du travail, les lois et les politiques, ainsi que la coopération en matière de formation et de productivité. Il vise à prévenir le recrutement illégal et la traite des êtres humains, tout en garantissant des pratiques transparentes.
Droits et conditions de travail
Les travailleurs sri‑lankais bénéficieront de traitement équitable et non discriminatoire, conformément au droit du travail thaïlandais et aux contrats signés directement avec leurs employeurs. Ils devront obtenir un permis de travail, exercer uniquement dans le secteur prévu et présenter une assurance santé valide.
Les contrats dureront deux ans, renouvelables une fois. À l’issue, les employés devront retourner au Sri Lanka, les frais de rapatriement étant à la charge des employeurs si la période convenue est respectée.
Une réponse aux pénuries
La Thaïlande fait face à des pénuries de main‑d’œuvre dans plusieurs secteurs, malgré les canaux existants pour recruter des travailleurs étrangers. Les entreprises réclament davantage de solutions légales pour répondre à la demande. Le Sri Lanka est l’un des premiers pays ciblés dans ce cadre, après plusieurs années de discussions bilatérales.
Patdarasm a insisté : il ne s’agit pas seulement d’augmenter le nombre de travailleurs étrangers, mais de mettre en place un système légal et surveillé qui protège les employés et rassure les employeurs.
Vers une coopération durable
Au‑delà du recrutement, l’accord prévoit des échanges de compétences et de bonnes pratiques, afin d’améliorer la productivité et d’accompagner le développement économique des deux pays.
Avec ce dispositif, Bangkok espère réduire les risques liés au travail clandestin, tout en sécurisant l’arrivée de milliers de travailleurs sri‑lankais pour soutenir son marché du travail.



