
Le gouvernement thaïlandais veut transformer l’esport en outil éducatif. Loin d’être considéré comme un simple divertissement, il doit désormais servir à former une nouvelle génération de jeunes capables de s’imposer dans l’économie numérique mondiale.
Jeudi, une porte‑parole du gouvernement, Patdarasm Thongsaluaykorn, a expliqué que l’initiative du ministère de l’Éducation vise à développer les compétences digitales et créatives des élèves, en les préparant à intégrer les industries du futur. « Le gouvernement ne voit pas l’esport uniquement comme un loisir, mais comme une industrie créative à forte valeur économique, capable de générer des revenus et des carrières pour les jeunes », a‑t‑elle déclaré.
Dans un premier temps, les clubs scolaires To Be Number One serviront de tremplin pour introduire l’esport dans les établissements du pays. Les élèves y travailleront quatre axes principaux : la maîtrise des technologies, la pensée analytique, le travail en équipe et l’autogestion. Les meilleurs seront sélectionnés pour représenter leur école lors de compétitions locales, nationales et internationales.
Le projet s’inscrit dans une volonté plus large de réformer l’éducation thaïlandaise. L’objectif est de passer d’un apprentissage basé sur la mémorisation à une pédagogie centrée sur l’analyse, la créativité et l’utilisation des outils numériques. « Chaque enfant thaïlandais a du potentiel. Avec les bonnes plateformes et opportunités, ils sont prêts à rivaliser sur la scène mondiale », a ajouté Patdarasm Thongsaluaykorn.
L’esport, déjà populaire auprès des jeunes, devient ainsi un levier stratégique pour bâtir ce que le gouvernement appelle le « capital humain numérique ». En reliant directement les compétences scolaires aux besoins de l’économie créative, la Thaïlande espère renforcer sa compétitivité et offrir de nouvelles perspectives à sa jeunesse.



