
Dimanche, le maire de Saensuk, Narongchai Khunplome, a lancé un appel sur Facebook après avoir publié des photos de la plage de Bang Saen recouverte de détritus. Si les visiteurs pointent souvent du doigt les autorités locales, la réalité est plus complexe : les déchets qui s’accumulent sur la plage ne proviennent pas uniquement des touristes, pas très écoresponsables, il est vrai.
Des déchets qui voyagent
Chaque bouteille en plastique ou sac jeté dans un canal, une rivière ou un égout finit par rejoindre la mer. Portés par les courants, ces détritus s’échouent ensuite sur les plages, comme à Bang Saen. Résultat : même si les équipes municipales nettoient sans relâche, de nouvelles vagues de déchets arrivent chaque jour.
Un problème collectif
Le maire insiste : “Ce que nous voulons, ce n’est pas des félicitations, mais la coopération de tous.” Car la pollution est le fruit d’un comportement généralisé. Les habitants, les commerçants, les visiteurs… chacun contribue à ce cycle lorsqu’il jette ses déchets dans les mauvaises filières.
Les conséquences visibles
Pour les promeneurs et les familles, la vision d’une plage souillée est une déception. Pour les vendeurs locaux, c’est une perte économique, car l’image de Bang Saen comme destination balnéaire est ternie. Et pour l’environnement, c’est une menace directe sur la faune marine et la qualité des eaux.
La pollution de Bang Saen n’est pas seulement “l’affaire des touristes”. Elle révèle un problème systémique : l’absence de discipline collective dans la gestion des déchets. Tant que les plastiques et emballages continueront d’être jetés dans les rivières et les canaux, ils finiront dans la mer… et sur les plages. Le message du maire est clair : chacun doit prendre sa part de responsabilité pour que Bang Saen retrouve son attractivité et que la mer cesse d’être une poubelle à ciel ouvert.



