
En plein mois des fiertés, le gouvernement thaïlandais annonce une avancée majeure pour les droits des personnes transgenres. À partir de cette semaine, les traitements hormonaux de transition seront pris en charge par le système de santé universel.
La porte‑parole adjointe du gouvernement, Ploythalay Laksameesaengjan, a précisé que 50 hôpitaux et cliniques participeront au programme dès mercredi. Huit médicaments liés aux hormones seront disponibles, répartis en quatre catégories : hormones féminines (orale et topique), hormones masculines injectables, bloqueurs d’androgènes et injections de suppression hormonale centrale.
Au‑delà des traitements, le dispositif inclut des examens médicaux complets, du suivi psychologique et des tests de laboratoire pour surveiller les fonctions hépatiques, rénales et métaboliques. L’objectif est de garantir un accès sûr et encadré, afin d’éviter les effets secondaires physiques et psychologiques liés à une automédication.
Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large : élargir l’accès aux soins et renforcer la reconnaissance légale des communautés LGBTQ+. Elle marque aussi une étape symbolique, puisque l’annonce intervient quelques jours après la Bangkok Pride Parade 2026, qui a rassemblé des milliers de personnes sur près de 5 km dans les rues de la capitale.
Pour la Thaïlande, qui ambitionne de devenir un modèle régional en matière d’inclusion, l’intégration des hormones de transition dans le système de santé universel est un signal fort.



