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Les agriculteurs, victimes de déboires et catastrophes, ne rembourseront jamais les banques

Geo Valin 7 Mai 2026
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champ de durians saccagé

Les campagnes thaïlandaises traversent une série de secousses qui fragilisent encore davantage un secteur déjà vulnérable. Entre dettes impossibles à rembourser, tempêtes dévastatrices, exportations paralysées et coûts logistiques en hausse, les agriculteurs se retrouvent au cœur d’une crise multiforme.

Selon une étude du Puey Ungphakorn Institute for Economic Research (PIER), plus de 52 % des agriculteurs endettés ne parviendront jamais à rembourser intégralement leurs emprunts au cours de leur vie. La majorité d’entre eux sont âgés et voient leurs revenus décliner après 70 ans. Le problème ne tient pas seulement à la faiblesse des revenus agricoles, mais aussi à des comportements de remboursement inadaptés : échéances annuelles décalées par rapport aux cycles de revenus, frais de déplacement élevés pour se rendre en banque, et surtout une culture du paiement des seuls intérêts qui s’est installée depuis huit ans. Résultat : les dettes s’accumulent, avec une médiane passée de 200 000 à 250 000 bahts, soit trois fois plus que dans les autres ménages.

À ces difficultés structurelles s’ajoutent les aléas climatiques. Dans la province de Nakhon Phanom, un orage de cinq minutes a suffi pour déraciner des dizaines d’arbres de durian et faire tomber des milliers de fruits juste avant la récolte. Un producteur a perdu près de 1 200 durians, soit 500 000 à 600 000 bahts. D’autres exploitants évoquent des dégâts similaires, certains estimant leurs pertes à plus de 700 000 bahts. Les cultivateurs appellent à une aide urgente du gouvernement, rappelant que les coûts de main-d’œuvre et de fertilisants ne cessent de grimper, tandis que les risques liés aux tempêtes s’intensifient.

Sur le front des exportations, les producteurs de riz subissent de plein fouet la guerre en Iran. Depuis trois mois, les livraisons vers l’Irak – premier marché du riz thaïlandais avec près d’un million de tonnes par an – ont été totalement suspendues. Plus de 200 000 tonnes de riz n’ont pas pu être expédiées, et un navire a même dû décharger sa cargaison faute de pouvoir quitter le port. Résultat : seulement 2,2 millions de tonnes exportées sur les quatre premiers mois de 2026, ce qui pourrait limiter les exportations annuelles à 6,6 millions de tonnes, en dessous de l’objectif de 7 millions. Si la demande reste forte en Asie, notamment en Malaisie et aux Philippines, les coûts logistiques et d’assurance ont bondi de 20 % avec la hausse du pétrole, accentuant la pression sur les marges.

Enfin, les producteurs de noix de coco et d’autres filières agricoles sont confrontés à une surveillance accrue des autorités. Les réseaux de prête-noms permettant à des étrangers d’ouvrir des entreprises en Thaïlande sévissent aussi dans la distribution de noix de coco. Le gouvernement prépare une vaste opération de répression, avec un protocole d’accord signé par 21 agences publiques sous la présidence du Premier ministre Anutin Charnvirakul.

Pris ensemble, ces épisodes dessinent un tableau sombre : des agriculteurs piégés par la dette, exposés aux catastrophes naturelles, fragilisés par les conflits géopolitiques et concurrencés par des réseaux opaques. Les solutions proposées – investissements publics, partenariats, recours aux technologies numériques – restent encore théoriques. Sur le terrain, les producteurs demandent surtout des mesures concrètes et rapides pour alléger leurs charges et sécuriser leurs revenus.

La Thaïlande, qui dépend largement de son agriculture et de ses exportations alimentaires, voit ainsi ses campagnes devenir le maillon faible d’une économie exposée aux chocs extérieurs. Dettes chroniques, tempêtes imprévisibles et marchés innaccessibles en raison de la guerre, les agriculteurs thaïlandais voient la sortie du tunnel s’éloigner.

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