Illustration uniquement, ici drones agricoles
À partir du 17 mai, la Thaïlande durcit ses règles pour l’usage des drones. Objectif affiché : encadrer un secteur en pleine expansion, tout en garantissant la sécurité des vols commerciaux, des tournages et des opérations en zones sensibles.
La porte‑parole du gouvernement, Lalida Periswiwatana, a précisé que les nouvelles règles de l’Autorité de l’aviation civile (CAAT) concernent les drones de moins de 25 kilos. Les opérateurs devront désormais suivre une formation agréée, enregistrer leur appareil en ligne et soumettre un plan de vol avant chaque mission classée « catégorie spécifique », c’est‑à‑dire à risque moyen. Les permis seront valables cinq ans, contre deux auparavant, et chaque drone devra afficher son numéro officiel d’immatriculation.
Cette réforme marque une étape importante dans la modernisation du cadre légal. Elle s’inscrit dans la continuité des restrictions imposées en 2025, au plus fort de la guerre frontalière avec le Cambodge. À l’époque, les drones civils avaient été interdits dans les provinces frontalières, et tout survol non autorisé était passible de lourdes sanctions. Les autorités craignaient alors que des appareils privés soient utilisés pour espionner les mouvements militaires ou perturber les opérations.
Aujourd’hui, le gouvernement veut transformer cette expérience en système durable. Les demandes d’autorisation passent désormais par une plateforme numérique unique, censée accélérer les procédures et réduire les vols illégaux. Les opérateurs déjà titulaires d’un permis délivré sous la réglementation de 2015 pourront continuer à voler jusqu’à l’expiration de leur licence, mais devront se conformer aux nouvelles obligations pour toute opération sensible.
Le secteur commercial, notamment la livraison, la cartographie et le cinéma, est directement concerné. Les professionnels saluent une clarification bienvenue, même si certains redoutent une bureaucratie plus lourde. Les autorités insistent, elles, sur la nécessité de protéger le public et d’éviter les incidents dans un espace aérien de plus en plus saturé.
Avec ces règles, la Thaïlande espère trouver un équilibre entre innovation et sécurité. Mais pour les amateurs comme pour les entreprises, le message est clair : le temps des vols improvisés est révolu.



