
L’inflation en Thaïlande a accéléré en mai 2026, avec une hausse de 2,79 % sur un an, selon le ministère du Commerce. Sur les cinq premiers mois de l’année, la moyenne reste plus modérée à 0,82 %, mais la tendance confirme une pression croissante sur les ménages.
Carburants et transports en première ligne
La hausse est largement tirée par les prix des carburants, toujours élevés dans un contexte de tensions au Moyen-Orient et de perturbations autour du détroit d’Ormuz. Les coûts de transport public ont suivi : bus climatisés, vans scolaires, taxis-motos et même billets d’avion ont augmenté. Résultat, la catégorie “non-alimentaire” progresse de 4 % sur un an.
Les repas quotidiens plus chers
Côté alimentation, la hausse reste plus contenue (+0,95 %), mais elle touche directement le quotidien. Les plats préparés – riz au curry, nouilles, pad kra pao – affichent des hausses visibles. Une enquête sur 1 525 plats populaires montre que plus de 20 % ont augmenté, souvent de 10 bahts, passant de 50 à 60 bahts. Les légumes frais, le poulet et certains produits de la mer sont également plus chers, tandis que le porc et certains fruits ont reculé.
Une inflation “sous contrôle”
Le ministère souligne que la mesure de soutien “Thais Help Thais Plus” n’a pas provoqué de flambée des prix. Les opérateurs, déjà confrontés à des hausses antérieures, hésitent à relever davantage leurs tarifs. L’inflation sous-jacente, qui exclut énergie et produits frais, reste limitée à 0,92 % en mai.
Prévisions pour juin
Les autorités anticipent une inflation toujours positive en juin, portée par les carburants et les repas préparés. La prévision annuelle est maintenue entre 1,5 % et 2,5 %, avec un point médian à 2 %. Le gouvernement insiste sur le fait que les mesures de relance, comme les co‑paiements, peuvent soutenir la consommation sans créer une flambée des prix.
En résumé
L’inflation thaïlandaise reflète un équilibre fragile : les ménages ressentent la hausse des carburants et des repas quotidiens, mais les prix restent globalement contenus. Le défi sera de maintenir ce cap dans un contexte international tendu, tout en protégeant le pouvoir d’achat et en évitant une spirale inflationniste.
Pendant ce temps, les salaires, eux, n’augmentent pas.



