
Bangkok, 2 juin – Les résultats du vote par Internet sont tombés ce matin, bouleversant l’équilibre issu des urnes. Trois listes se détachent nettement : le Rassemblement national avec 336 voix en ligne (475 au total), la liste Laval avec 297 voix (420 au total) et AGIR ICI avec 288 voix (323 au total). Cette dernière, quasi absente à l’urne, réalise une percée numérique qui lui assure un siège.
Derrière, l’AFI Thaïlande de Jean‑Michel Perroy récolte 227 voix en ligne (353 au total), confirmant sa bonne implantation locale. Les Verts suivent avec 220 voix (259 au total), talonnés par l’ASFE (208 voix en ligne, 262 au total). La France insoumise ferme la marche avec 105 voix en ligne (137 au total).
Après addition des votes à l’urne et par Internet, les quatre sièges sont attribués à :
- Éric Miné (RN) – 475 voix
- Marc Laval (Liste Laval) – 420 voix
- Jean‑Michel Perroy (AFI Thaïlande) – 353 voix
- Thibaut Girard (AGIR ICI) – 323 voix
Les trois autres listes – ASFE, Écologie et Solidarité, LFI – restent sans représentation.
Une défaite pour Laval, une déroute pour l’ASFE
La liste Laval, qui espérait conserver deux sièges, échoue à capitaliser sur le travail de terrain mené avec M. Bauchet. En n’affichant pas clairement son ancrage « Français du Monde », elle perd un siège.
L’ASFE, en voulant rassembler des profils trop disparates, s’est finalement perdue en route. La présence sur une même liste de Thatsanavanh Banchong, transfuge de Bauchet, de Michel Chevrier, pro‑Zemmour assumé, et d’une tête de liste se revendiquant « moderne » a brouillé le message. Les électeurs, déconcertés par ce mélange, ont préféré se tourner vers AGIR ICI, dont le programme proche, mais plus lisible sur le plan idéologique a su convaincre l’électorat de centre droit.
Un scrutin révélateur
Ces résultats illustrent le poids croissant du vote en ligne, capable de renverser les équilibres établis par les urnes. AGIR ICI, quasi invisible physiquement, s’impose grâce au numérique et crée la surprise.
La question est désormais de savoir si les quatre conseillers consulaires parviendront à travailler de concert. Éric Miné a déjà indiqué que son mandat n’avait pour lui qu’une dimension nationale, affirmant qu’il était élu avant tout pour servir le RN à Paris. Jean‑Michel Perroy, lui, défend avec énergie les intérêts des Français installés dans l’Isan et le Nord du pays : reste à voir s’il saura harmoniser son action avec des collègues plus généralistes. Quant à Thibaut Girard, qui déclarait qu’« un conseiller ne doit pas être une photo sur un mur », il devra démontrer que ce n’était pas qu’un slogan et qu’il est prêt à s’investir pleinement, y compris en travaillant aux côtés de Marc Laval et de J-M Perroy. L’équilibre de ce quatuor dépendra donc de leur capacité à dépasser les postures pour construire une action commune.



