
Bangkok et plusieurs provinces voisines vivent des heures difficiles après des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations massives. Dimanche matin, le Département météorologique thaïlandais annonçait des orages sur 80 % de la capitale, avec des risques de crues soudaines et de glissements de terrain. Les autorités appellent à la prudence, notamment dans les zones basses et près des cours d’eau.
Le gouverneur Chadchart Sittipunt s’est rendu sur le terrain dès l’aube, en moto‑taxi faute de trouver un véhicule, pour inspecter les quartiers les plus touchés. Lat Krabang reste l’épicentre de la crise, avec plus de 30 000 habitants affectés. Ramkhamhaeng et Bang Kapi souffrent également de graves inondations. Les principaux canaux de la ville – Lat Phrao, Prawet Burirom, Prem Prachakorn et Saen Saep – débordent encore, compliquant le drainage.
Les relevés officiels montrent des hauteurs d’eau dépassant parfois 50 cm sur les grands axes, paralysant la circulation. Dans le quartier de Prachanivet, les habitants continuent malgré tout à se rendre au marché, avançant dans l’eau jusqu’aux mollets pour acheter nourriture et produits frais. Certains ont même recours à des barques improvisées pour se déplacer.
Face à la situation, la mairie de Bangkok a décrété un work from home ou télétravail pour ses services non essentiels et ordonné la fermeture temporaire des écoles municipales. L’objectif est de protéger élèves et enseignants, mais aussi de permettre aux établissements de vérifier la sécurité des bâtiments et de préparer les examens.
Dans la banlieue de Bangkok, Samut Prakan subit une double menace : les fortes pluies persistantes et les marées hautes qui ralentissent l’évacuation des eaux. Plusieurs axes majeurs, dont Sukhumvit et Srinagarin, sont partiellement submergés, compliquant la circulation. Les autorités locales ont déployé des pompes supplémentaires pour tenter de contenir la montée des eaux. Les habitants doivent composer avec des inondations récurrentes, accentuées par la proximité de la mer.
Au‑delà de la capitale, la province de Prachinburi est frappée par des crues historiques. Après plus de 100 mm de pluie dans le parc national de Khao Yai, des torrents de boue et d’eau rougeâtre ont déferlé sur quatre districts. Kabin Buri, Sri Maha Phot, Prachantakham et Nadi sont submergés, certaines maisons totalement englouties. Les autorités locales parlent des pires inondations depuis 30 à 40 ans.
Le chef du parc a ordonné la fermeture de six sites touristiques, dont les cascades Takhro et Sarika, jugés trop dangereux. Le gouverneur provincial a activé un centre de crise pour coordonner les secours, organiser l’évacuation des habitants vulnérables et mettre en place des abris temporaires. Plus de 250 familles ont déjà été déplacées vers des temples transformés en centres d’accueil.
À Sri Maha Phot, l’eau a envahi des zones résidentielles et industrielles, paralysant routes et usines. Les autorités locales, appuyées par des bénévoles et des entreprises privées, distribuent vivres et aides financières aux sinistrés. Dans certains villages, les habitants ont reçu des kits de survie et de l’argent liquide pour faire face à l’urgence.
La mobilisation est générale : pompes à eau en action jour et nuit, distribution de vivres, abris improvisés dans les temples, et appels répétés à la prudence. Mais la météo reste incertaine, et les autorités redoutent de nouvelles pluies qui pourraient aggraver la situation.
Les pluies de fin septembre 2026 frappent durement le Centre, l’Est et le Sud du pays. Suphan Buri, Kanchanaburi et Ratchaburi enregistrent des précipitations intenses, tandis que Sa Kaeo, Chanthaburi et Trat sont en alerte maximale avec routes coupées et villages isolés. Dans le Nord et le Nord‑Est, des crues soudaines touchent Sukhothai, Phitsanulok, Chaiyaphum et Nakhon Ratchasima.
Face à cette crise, l’armée et la marine participent aux évacuations, installent des pompes mobiles et renforcent les digues temporaires. Les autorités locales ouvrent des centres d’accueil dans temples et écoles, distribuent vivres et kits de survie, et assurent une surveillance continue des zones à risque.



