
Trois acteurs majeurs – AIS, Central Group et Japan Airlines – ont renforcé leur coopération autour des missions ESG (environnement, social et gouvernance) pour bâtir un avenir durable. Leur partenariat s’appuie sur l’économie circulaire et relie consommateurs, points de collecte et usines de recyclage internationales. Objectif : instaurer la confiance dans la gestion responsable des déchets électroniques et encourager un changement de comportement.
Dans le cadre de la campagne “Drop E-Waste Fast, Fly to Japan Free”, les gagnants d’un concours vidéo ont été invités au Japon pour découvrir le processus complet de recyclage. Ils ont visité les sites Eco-Recycle et Kosaka Smelting & Refining, spécialisés dans le traitement des composants électroniques et l’extraction de métaux précieux, comme l’or, l’argent et le cuivre. Une expérience qui illustre la transparence et la rigueur du modèle japonais.
En Thaïlande, l’initiative a déjà mobilisé le public : 159 vidéos soumises, plus de 3,5 millions de vues et 42 points de collecte installés dans les centres commerciaux Central. Chaque boîte de dépôt devient la première étape d’un circuit mondial de recyclage. Depuis 2020, AIS et Central Group mènent la campagne nationale “Thais Say No to E-Waste”, rappelant que les déchets électroniques ne doivent pas finir en décharge. AIS s’est positionné comme plateforme majeure de gestion de l’e-waste, tandis que Central a multiplié les points de collecte. L’objectif est de réduire de 30 % les déchets envoyés en décharge d’ici 2030 et d’atteindre le zéro déchet en 2050.
Japan Airlines, partenaire du projet, met en avant sa propre feuille de route environnementale. La compagnie vise la neutralité carbone en 2050 grâce à l’utilisation accrue de carburants durables (SAF) issus d’huile de cuisson recyclée. Elle s’est engagée à réduire de 10 % ses émissions de CO₂ d’ici 2030 et à éliminer les plastiques à usage unique, remplacés par des matériaux biodégradables ou recyclés. Avec son programme “Fry to Fly”, JAL transforme les déchets domestiques en énergie pour ses avions, démontrant que la durabilité peut s’appliquer jusque dans les airs.
Le groupe japonais Dowa Holdings, via ses filiales, joue un rôle clé dans ce réseau. Ses usines parviennent à réduire les déchets électroniques à seulement 9 % de résidus non recyclables. En 2024, elles ont traité plus de 11 000 appareils, récupérant des centaines de kilos de cuivre et plusieurs grammes d’or et d’argent.
Cette alliance illustre une nouvelle approche : relier consommateurs, points de collecte et usines de recyclage internationales pour transformer les déchets électroniques en ressources précieuses. Entre économie circulaire et neutralité carbone, le projet trace une voie vers un futur durable, où chaque smartphone usagé ou circuit imprimé devient une opportunité plutôt qu’un fardeau.



