
La police thaïlandaise a arrêté quatre suspects impliqués dans une plateforme illégale de change en ligne, active à Bangkok et Nonthaburi. Selon le Bureau central d’investigation (CIB), le réseau a manipulé plus d’un milliard de bahts en seulement sept mois, sans aucune autorisation officielle.
Le 5 avril, des perquisitions menées dans deux résidences ont permis de saisir ordinateurs et téléphones utilisés pour l’activité. Les suspects, âgés de 30 à 37 ans, géraient la plateforme PANDAPAYS, qui proposait des services de change yuan-baht, des recharges Alipay et WeChat, ainsi que des paiements pour des sites chinois comme Taobao ou Alibaba.
Les clients devaient s’inscrire et transférer des bahts vers des comptes bancaires désignés. En retour, les suspects créditaient leurs comptes Alipay en yuans, prélevant une marge de 0,10 à 0,15 baht par yuan.
Les enquêteurs ont identifié six comptes bancaires liés au réseau, avec plus d’un milliard de bahts en circulation. La moitié de ces fonds aurait été convertie en cryptomonnaies via des plateformes d’actifs numériques. Les suspects ont reconnu avoir lancé l’activité fin 2025, en lien avec des partenaires chinois et une forte demande des importateurs.
Le CIB rappelle que l’utilisation de services non agréés expose à des pertes financières et à des sanctions légales. Ces plateformes sont souvent exploitées pour blanchir des fonds issus de fraudes. L’enquête se poursuit pour déterminer si les suspects ont aussi enfreint la loi sur les systèmes de paiement de 2017.



