Recyclage des pistolets à eau
Bangkok a ramassé plus de 86 tonnes de déchets lors du premier grand jour des festivités du Songkran, lundi 13 avril. Les célébrations du Nouvel An thaï, marquées par les traditionnelles batailles d’eau, ont laissé derrière elles un volume impressionnant de détritus, selon la municipalité.
Un flot de déchets plastiques et alimentaires
D’après Ekwaranyu Amrapal, porte-parole de l’administration métropolitaine de Bangkok (BMA), la majorité des déchets collectés étaient des ordures ménagères, soit 70,77 tonnes (82 %). Les restes alimentaires représentaient près de 12 tonnes, tandis que les déchets recyclables atteignaient à peine 5 %.
Le quartier de Silom a généré le plus gros volume, avec environ 28 tonnes de déchets, suivi de Khao San Road, haut lieu touristique, puis d’ICONSIAM et de MCOT Plaza. D’autres sites, comme Siam Square, RCA ou Benjakitti Park ont enregistré des volumes plus modestes.
Recycler les « armes » de Songkran
Au-delà des déchets classiques, la BMA a lancé une initiative originale : la collecte des pistolets à eau en plastique. Ces jouets, omniprésents pendant les batailles d’eau, seront transformés en naphta, une matière première utilisée pour fabriquer des granulés plastiques. Ceux-ci serviront ensuite à produire des chaises, des contenants ou encore des fibres textiles.
Entre samedi et lundi, 250 pistolets à eau ont déjà été récupérés sur trois sites principaux : Khao San Road, Silom Road et le World Water Festival au parc Benjakitti. Dimanche, neuf points de collecte supplémentaires seront installés dans des centres commerciaux et lieux emblématiques de la capitale, dont CentralWorld, Emsphere et The Mall Bangkapi.
Un défi environnemental persistant
Si l’initiative de recyclage est saluée, elle reste marginale face à l’ampleur des déchets générés par les festivités. Le Songkran, qui s’étend sur plusieurs jours, attire des foules massives et met à rude épreuve la gestion des ordures.
La municipalité espère que la sensibilisation au recyclage et la mise en place de points de collecte inciteront les fêtards à réduire leur impact environnemental. Mais avec plus de 80 % de déchets non recyclables, le défi reste immense pour une capitale déjà confrontée à une gestion complexe des déchets urbains.



