
Bangkok – Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a profité de l’anniversaire de Nation TV pour rappeler l’urgence : la Thaïlande doit utiliser sa candidature à l’OCDE comme levier pour restaurer la confiance internationale et attirer des capitaux stratégiques. Selon lui, l’adhésion à l’Organisation de coopération et de développement économiques serait une garantie de transparence et de bonne gouvernance, deux conditions essentielles pour repositionner le pays dans un contexte mondial en mutation.
L’image d’une économie résiliente
Anutin a insisté sur la transformation de l’image de la Thaïlande. Longtemps perçue comme une base de main‑d’œuvre bon marché, elle serait désormais regardée comme un hub stratégique, doté d’infrastructures solides et d’un potentiel technologique. Pour Anutin, la résilience ne se limite pas à encaisser les chocs : elle doit permettre à l’économie thaïlandaise de repartir aussitôt et de se projeter vers l’avenir.
L’OCDE comme gage de crédibilité
La candidature, enclenchée fin 2025 avec le dépôt du mémorandum initial, ouvre une phase technique où les lois et pratiques thaïlandaises sont passées au crible des standards de l’OCDE. Pour Anutin, ce processus est une opportunité de moderniser la réglementation, la fiscalité et les marchés publics. L’objectif : montrer que la Thaïlande ne reste pas en retrait face aux pays qui rehaussent leurs standards de développement.
Dialogue avec le secteur privé
Le gouvernement assure travailler de concert avec les entreprises pour améliorer leur compétitivité. Les pistes évoquées incluent un renforcement du système financier, une libéralisation accrue et une réduction des barrières administratives. L’idée est claire : rendre le pays plus attractif en garantissant des règles conformes aux standards internationaux.
Confiance et coûts financiers
Anutin estime que la crédibilité internationale aura un effet direct sur le coût du financement des entreprises. Une meilleure image réduirait les risques perçus, donc les taux d’intérêt. Au‑delà des investissements, cette confiance profiterait aussi au tourisme, secteur vital pour l’économie, en améliorant la réputation du pays auprès des visiteurs étrangers.
Changement d’image à l’international
Le Premier ministre voit dans l’adhésion à l’OCDE un véritable tournant. “Quand la Thaïlande deviendra membre, personne ne pourra dire que c’est un pays opaque ou en retard”, a‑t‑il déclaré. Pour lui, l’acceptation par les autres membres constituerait une reconnaissance internationale des standards thaïlandais et renforcerait la position du royaume dans l’économie mondiale.
Ainsi, Anutin présente l’OCDE comme un label de confiance et un outil de repositionnement stratégique. Mais derrière le discours, la Thaïlande devra prouver qu’elle peut réellement aligner ses pratiques sur les standards internationaux pour convaincre investisseurs et partenaires. Cela revient à « réformer », et pour un adepte du statu quo, ce sera vécu comme une véritable révolution culturelle.



