
Les automobilistes sont appelés à la vigilance face à une nouvelle vague d’arnaques par SMS. De faux messages circulent, prétendant provenir de la police thaïlandaise et informant les destinataires qu’ils auraient des amendes liées à la circulation impayées. Ces SMS contiennent des liens raccourcis ou des QR codes qui redirigent vers des sites frauduleux imitant le système officiel de gestion des contraventions.
Selon la porte‑parole du gouvernement, Ploythalay Laksameesaengjan, ces sites affichent des numéros de contraventions, des plaques d’immatriculation ou des montants d’amende pour paraître crédibles, avant de demander aux victimes leurs données personnelles et bancaires. L’objectif est clair : voler des informations sensibles et soutirer de l’argent.
Les autorités insistent : la police ne réclame jamais le paiement des amendes par SMS contenant des liens ou des QR codes. Toute demande pressante de règlement immédiat ou toute menace de poursuites doit être considérée comme suspecte.
Les automobilistes sont invités à ne jamais cliquer sur ces liens, ne pas scanner les QR codes et ne pas fournir leurs coordonnées bancaires. En cas de doute, il est recommandé de vérifier directement ses contraventions via les canaux officiels : l’application gouvernementale Thang Rath, l’application Police Care, ou le système en ligne Police Ticket Management (PTM) à l’adresse ptm.police.go.th/eTicket.
Cette mise en garde intervient alors que les escroqueries numériques se multiplient, ciblant les usagers avec des méthodes de plus en plus sophistiquées. Les autorités rappellent que la prudence reste la meilleure protection : ignorer les messages suspects, signaler les tentatives d’arnaque et privilégier uniquement les plateformes officielles.
Ainsi, si vous recevez un SMS affirmant que vous avez une amende à régler, supprimez‑le immédiatement. Ne cédez pas à la panique ni à la pression : vos données personnelles valent bien plus que le montant d’une fausse contravention.
Comme pour prouver que les escrocs ont du talent, trois étudiants thaïlandais ont perdu plus de 2,7 millions de bahts dans des escroqueries de type call‑centre. Les fraudeurs se faisaient passer pour des policiers ou un professeur proposant une bourse fictive à l’étranger. Sous la menace de fausses accusations criminelles, les victimes ont été contraintes de transférer leurs économies. Les escrocs utilisaient des uniformes et des appels vidéo pour paraître crédibles, tout en isolant les étudiants de leurs proches. La police rappelle que les autorités ne demandent jamais de transferts d’argent pour « prouver son innocence » et invite à signaler toute tentative suspecte.



