
Chiang Mai – Le chef de la police du commissariat de Chang Phueak a été brusquement muté vers le bureau provincial, après des accusations de laxisme dans la lutte contre les établissements de jeux illégaux. La décision intervient à la suite d’une vaste opération menée par le ministère de l’Intérieur.
Deux casinos démantelés en centre‑ville
Vendredi soir, le vice‑ministre de l’Intérieur Polapee Suwunchwee et Ronnarong Thipsiri, haut responsable du Département de l’administration provinciale, ont dirigé une descente dans deux lieux de Muang district : un immeuble de six étages et un food court. Les deux sites étaient soupçonnés d’abriter des casinos clandestins. Les forces spéciales ont arrêté de nombreux joueurs et saisi de l’argent liquide ainsi que du matériel de jeu.
Une mutation immédiate
Le lendemain, le commandant provincial, Le Major général de police Yutthana Kaenchan, a signé un ordre transférant le surintendant de Chang Phueak au bureau de la police provinciale. Une commission d’enquête interne a été mise en place pour déterminer les responsabilités. Dans l’attente des conclusions, le poste de surintendant est assuré par son adjoint, le colonel Chindej Deetae.
Un signal fort
Cette mutation rapide illustre la volonté des autorités de montrer qu’elles prennent au sérieux la lutte contre les casinos illégaux, un problème récurrent en Thaïlande. Les établissements démantelés fonctionnaient en plein cœur de Chiang Mai, ce qui soulève des interrogations sur la surveillance policière et les complicités éventuelles.
Des zones d’ombre
Si la mutation du chef de Chang Phueak a été immédiate, certains observateurs s’interrogent sur l’absence de mesures similaires concernant le commissariat de Chiang Mai‑Ville, également concerné par les opérations. La commission d’enquête devra clarifier pourquoi un seul responsable a été sanctionné, alors que deux zones étaient impliquées.
Une affaire à suivre
La descente de vendredi rappelle d’autres opérations menées récemment à Bangkok, où des établissements de nuit ont été fermés mais sans que les véritables bénéficiaires soient identifiés. À Chiang Mai, la population attend désormais que l’enquête aille au‑delà des mutations administratives et remonte jusqu’aux organisateurs et aux réseaux financiers derrière ces casinos.
Ainsi, la mutation du chef de la police de Chang Phueak marque une étape visible dans la lutte contre les jeux clandestins, mais les habitants de Chiang Mai réclament des explications plus profondes et des résultats concrets sur les responsabilités réelles.



