
Vendredi 4 septembre, un train de marchandises transportant 34 conteneurs a déraillé dans le district de Mueang Chonburi, paralysant la ligne ferroviaire de l’Est. L’accident, survenu vers 14 heures, n’a heureusement fait aucune victime, mais trois wagons se sont renversés, bloquant totalement la circulation des trains vers Laem Chabang et Bangkok.
Les premières constatations des agents des chemins de fer thaïlandais sont édifiantes : huit boulons fixant les rails avaient été volontairement retirés. Ce sabotage a provoqué la sortie de voie du convoi, qui s’est renversé en bordure de la ligne. Les conteneurs couchés ont obstrué les deux voies, rendant impossible tout passage. Les autorités estiment qu’il faudra au moins douze heures pour dégager les wagons et remettre les rails en état.
Dès 17 heures, le maire de Ban Suan, Chatchai Anglim, s’est rendu sur place pour superviser les opérations de secours. Des équipes spécialisées venues de Bang Sue, à Bangkok, ont été dépêchées afin de planifier la récupération des wagons. La manœuvre est complexe : elle nécessite des grues lourdes et une expertise technique pour éviter d’endommager davantage les infrastructures.
La police de Mueang Chonburi a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de ce sabotage. Les enquêteurs cherchent à savoir combien de personnes ont pu intervenir pour démonter les fixations et à quel moment. Des patrouilles supplémentaires ont été déployées le long de la ligne afin de sécuriser le secteur et prévenir tout nouvel incident.
Cet accident met en lumière la vulnérabilité des infrastructures ferroviaires face aux actes malveillants. La ligne de l’Est est stratégique : elle relie Bangkok au port de Laem Chabang, poumon économique du pays. Son blocage entraîne des retards considérables dans le transport de marchandises et des pertes financières pour les entreprises.
Pour les habitants de Chonburi, l’émotion est vive. Voir un train de fret se renverser à quelques mètres des habitations rappelle la dangerosité d’un tel sabotage. Mais au‑delà de la réparation technique, c’est la question de la sécurité et de la responsabilité qui domine : qui a voulu provoquer ce déraillement, et dans quel but ?



