La liste des condos où les pompiers auront bien du mal à intervenir.
Le Conseil des consommateurs de Thaïlande a tiré la sonnette d’alarme : 50 immeubles – condominiums à Bangkok pourraient ne pas respecter les règles de sécurité imposées aux immeubles de grande hauteur. En cause, l’absence d’espaces ou de routes suffisamment larges pour permettre aux pompiers et aux secours d’intervenir rapidement en cas d’incendie, d’effondrement ou de catastrophe.
Une exigence claire
La loi sur le contrôle des bâtiments stipule que tout immeuble de plus de 23 mètres, de huit étages ou de 10 000 m² doit disposer d’un accès d’au moins six mètres de large autour de la structure. Cet espace est vital pour que les véhicules de secours puissent atteindre le bâtiment et déployer leur matériel.
Le Conseil rappelle que cette règle n’est pas une simple formalité administrative : elle vise à réduire les pertes humaines et matérielles lors d’urgences. Les drames passés ont montré que la rapidité d’accès des secours est déterminante pour sauver des vies.
Des inspections insuffisantes
Le Conseil affirme avoir transmis la liste des immeubles concernés à l’administration métropolitaine de Bangkok, mais les contrôles n’ont pas toujours débouché sur des corrections. Certains promoteurs ont assuré avoir effectué les travaux nécessaires, mais des visites répétées ont révélé les mêmes manquements.
Des projets prestigieux concernés
La liste inclut des résidences de luxe et des développements d’envergure dans plusieurs quartiers prisés de la capitale. Le Conseil insiste sur le fait que la sécurité doit primer, quel que soit le standing des immeubles.
Un risque concret pour les habitants
Sans accès conforme, les camions de pompiers pourraient être incapables de s’approcher suffisamment des bâtiments ou de déployer leurs équipements. Résultat : une intervention retardée et des risques accrus pour les résidents.
Un appel à l’action
Le Conseil des consommateurs demande des mesures urgentes et une application stricte de la réglementation. Il souligne que la confiance des habitants dans la sécurité de leurs logements dépend de la capacité des autorités à imposer ces standards.
Pour les autorités, municipales et nationales, reconnaître ces manquements et tenter d’y remédier serait une manière de se protéger en cas de drame, puisque l’alerte aura été donnée.



