
Narathiwat, deux hommes soupçonnés d’avoir participé au meurtre de deux policiers à Tak Bai ont été tués mercredi lors d’un échange de tirs avec les forces de sécurité dans le district de Sukhirin, province de Narathiwat. L’opération, menée vers 2 heures du matin, a permis également de récupérer des armes volées lors de l’attaque du 2 août.
Les suspects, identifiés comme Abdulmuklis, 23 ans, et Sahman, 34 ans, étaient recherchés pour divers délits, dont trafic de drogue, vol et meurtre. Selon le général de police Piyawat Chalermsri, commissaire de la Police provinciale régionale 9, les deux hommes avaient fui Tak Bai après l’assassinat des officiers et s’étaient déplacés entre plusieurs cachettes avant d’être localisés dans une cabane du village de Ban Nam Tok.
Lorsque les forces de l’ordre ont encerclé le bâtiment, les suspects ont ouvert le feu, déclenchant une fusillade. Aucun policier n’a été blessé. Sur place, les enquêteurs ont retrouvé deux armes, dont un pistolet Glock appartenant à l’un des agents tués dimanche. Des analyses ADN ont confirmé le lien entre Abdulmuklis et une arme saisie.
Cette opération s’inscrit dans une enquête plus large : quatorze personnes sont désormais identifiées comme liées à l’attaque de Tak Bai. Douze ont été arrêtées pour interrogatoire, deux ont été tuées lors du raid de mercredi et une reste en fuite. Ce dernier est soupçonné d’avoir aidé les tireurs à échapper aux autorités.
Le général Piyawat a insisté sur le fait que l’intervention avait été menée conformément aux preuves recueillies et aux procédures tactiques standard. Le vice‑chef de la police nationale, le général Samran Nuanma, a supervisé l’opération, soulignant la détermination des forces de sécurité à rétablir l’ordre dans une région marquée par des violences récurrentes.
Le meurtre des deux policiers, survenu dans une plantation de palmiers à huile à Tak Bai, avait provoqué une vive émotion dans la province frontalière, théâtre de tensions persistantes entre insurgés et forces de l’État. Les autorités espèrent que ces arrestations et neutralisations permettront de désorganiser le réseau impliqué.
La situation dans le sud de la Thaïlande reste fragile, avec des attaques sporadiques contre les forces de sécurité. Les autorités locales affirment vouloir renforcer la coopération avec les communautés pour prévenir de nouveaux drames.



