Aller au contenu
Thaivisa en français

Thaivisa en français

Toute l'actualité de la Thaïlande en français

cropped-logo1-1.jpg
Menu principal
  • Politique
  • Economie
  • National
    • Accidents
    • Crimes
    • Nouvelles de Thaïlande
  • Régions
    • Bangkok
    • Centre
    • Isan
    • Nord
    • Pattaya
    • Phuket
    • Samui
    • Sud
  • International
    • Asie
    • Monde
    • Pays francophones
  • Au quotidien
    • Communauté
    • Environnement
    • Santé
    • Tourisme
    • Vie pratique
Derniers orages avant l'hiver
  • Economie

Deux tiers des Thaïlandais travaillent « au noir ». La moitié de l’économie est souterraine.

Geo Valin 8 Nov 2026
w1200

Près de la moitié de la richesse produite en Thaïlande évoluerait en dehors du système économique officiel. C’est le constat dressé par le gouverneur de la Banque de Thaïlande, Vitai Ratanakorn, qui estime que l’économie informelle représente environ 48 % du PIB du royaume. Un chiffre considérable qui illustre à la fois les fragilités structurelles du pays, mais aussi le potentiel de croissance inexploité de son économie.

Selon la banque centrale, environ 35 % du PIB provient d’activités économiques légales mais non déclarées ou insuffisamment intégrées au système financier. Il peut s’agir de commerçants de marché, de travailleurs indépendants ou de petites entreprises qui exercent légalement sans être pleinement enregistrés auprès des autorités fiscales ou administratives.

Les 13 % restants seraient en revanche liés à l’économie grise ou « mafieuse », incluant notamment les revenus issus de la corruption, des escroqueries, des jeux d’argent illégaux ou d’autres activités criminelles. Les critiques formulées par Bangkok à l’encontre de ses voisins, souvent accusés de servir de refuge aux réseaux mafieux, doivent donc être mises en perspective : la Thaïlande reste elle aussi confrontée à une économie grise importante et à l’influence du crime organisé.

Par ailleurs et sans se livrer à des activités illégales, environ 26 millions de travailleurs thaïlandais, soit 65 % de la population active, exerceraient dans l’économie informelle. En marge du système officiel, ces travailleurs échappent souvent aux cotisations sociales mais aussi aux avantages qui les accompagnent, notamment en matière de retraite, d’assurance et de protection du revenu.

De même, près de 2,5 millions d’entreprises, représentant 78 % du tissu entrepreneurial du pays, restent en dehors des circuits officiels.

Pour la Banque de Thaïlande, l’objectif n’est pas de faire disparaître cette économie parallèle du jour au lendemain mais d’inciter les acteurs légitimes à rejoindre le système formel. Une telle évolution permettrait aux entreprises concernées d’accéder plus facilement aux crédits bancaires, aux dispositifs de soutien gouvernementaux et à des financements moins coûteux.

Le gouverneur souligne que de nombreuses petites entreprises disposent déjà d’un fort potentiel économique mais restent exclues des mécanismes financiers classiques. Aujourd’hui encore, 34 % du financement des PME provient de sources extérieures au système bancaire traditionnel, tandis que 44 % des ménages thaïlandais détiennent une forme de dette informelle, donc possiblement aux mains des usuriers.

La banque centrale a bâti sa stratégie autour de trois principes : confiance, transparence et inclusion. Parmi les mesures annoncées figurent le soutien accru aux PME, la réduction de certains frais financiers et une lutte renforcée contre les réseaux criminels utilisant le système financier.

Cette offensive vise également les flux financiers liés à la corruption et aux escroqueries. Les autorités ont déjà renforcé les contrôles sur les retraits importants en espèces, les transactions sur l’or et certains actifs numériques comme les stablecoins, régulièrement utilisés pour blanchir des fonds selon les autorités thaïlandaises.

Pour Vitai Ratanakorn, le véritable défi n’est pas seulement de réduire la part de l’économie souterraine, mais surtout de réorienter les ressources financières vers les activités productives. Dans un contexte où la croissance économique thaïlandaise peine à dépasser les 2 %, la formalisation d’une partie de cette immense économie parallèle pourrait devenir l’un des principaux moteurs de développement du royaume au cours des prochaines années.

Navigation d’article

Précédent : Pattaya : un mégaprojet à 2,75 milliards de bahts pour lutter contre les inondations
Suivant:Bangkok : le succès fulgurant des vélos en libre-service porté par la tendance des « Night Ride »

Articles suggérés

E4xHJkVNfbBtovW5FCuh
  • Economie

La flambée des carburants pousse l’infation à 3,9 % en octobre

Geo Valin 6 Nov 2026
H7h6HmsqKP9HZ4dtueqy
  • Economie
  • Environnement

La Thaïlande renforce sa législation avant l’arrivée de réacteurs nucléaires modulaires

Geo Valin 5 Nov 2026
Official-Price-Zeekr-7X-Thailand-1
  • Asie
  • Economie

Voitures électriques : Bangkok taxe à 35 % des modèles importés. Les Japonais restent inquiets.

Geo Valin 5 Nov 2026
  • Accidents
  • Asie
  • Au quotidien
  • Bangkok
  • Centre
  • Communauté
  • Crimes
  • Economie
  • Environnement
  • International
  • Isan
  • Monde
  • National
  • Nord
  • Nouvelles de Thaïlande
  • Pattaya
  • Pays francophones
  • Phuket
  • Politique
  • Samui
  • Santé
  • Sud
  • Tourisme
  • Vie pratique
ThaiVisaFrancais
@ThaiVisaFra

NEWSLETTER

Pour vous inscrire à la newsletter, envoyez "Newsletter" par mail à thaivisa@thaivisa.fr

  • À propos
  • Auteur
  • Facebook
  • X
Copyright © Tous droits réservés | MoreNews par AF themes