
Le gouvernement thaïlandais a approuvé la construction du réservoir de Khlong Wang Tanod, d’un coût estimé à 7,2 milliards de bahts, afin de renforcer l’approvisionnement en eau dans l’Est du pays et soutenir le développement du corridor économique oriental (EEC).
Le projet, piloté par le Département royal de l’irrigation, s’étalera de 2027 à 2033. L’ouvrage aura une capacité de stockage de 99,5 millions de m³ et devrait irriguer plus de 87.700 rais de terres agricoles. Il s’inscrit dans un plan global de 38 projets hydrauliques destinés à sécuriser les ressources en eau pour les populations, l’agriculture et l’industrie.
Le cabinet a insisté sur le respect strict des lois, notamment l’obtention des autorisations nécessaires pour l’utilisation de terrains situés dans des forêts protégées ou des parcs nationaux. Des mesures d’indemnisation et de relogement sont prévues pour les habitants affectés par la construction.
Une opposition environnementale persistante
La Fondation Seub Nakhasathien s’oppose au projet, estimant qu’il inondera une partie du parc national de Khao Sip Ha Chan et perturbera un corridor écologique vital pour la faune. L’organisation a saisi la Cour administrative centrale pour contester l’étude d’impact environnemental et sanitaire. Elle propose plutôt d’améliorer les réservoirs existants afin de répondre aux besoins en eau.
Un équilibre difficile entre développement et conservation
Pour les autorités, ce réservoir est stratégique : il doit garantir l’approvisionnement en eau potable et soutenir la croissance industrielle dans une région clé, pauvre en réserve d’eau. Le gouvernement promet de limiter l’impact sur les zones protégées et d’appliquer des mesures environnementales strictes.
Accompagnement des populations locales
Un programme de logements ruraux durables sera mis en place pour reloger les familles concernées, en partenariat avec l’Institut de développement des organisations communautaires. Les compensations financières devront être versées « de manière juste et appropriée », selon les règles en vigueur.
Ce projet pourrait se révéler vital pour l’EEC dont la viabilité est en péril.



