une serrure TSA avec le petit logo rouge en forme de losange (Travel Sentry), le code à chiffres et le barillet spécial.
À partir du 16 octobre, les autorités thaïlandaises auront le droit d’ouvrir les bagages enregistrés des passagers sans leur consentement, si un contrôle aux rayons X révèle un objet suspect. La Civil Aviation Authority of Thailand (CAAT) assure que la procédure sera strictement encadrée : ouverture dans des zones dédiées, enregistrement vidéo et conservation des preuves. Les voyageurs seront informés après coup.
Procédure sécurisée
La CAAT recommande l’usage de valises équipées de serrures TSA. Les serrures TSA sont des dispositifs homologués permettant aux agents de sûreté aéroportuaire d’ouvrir les bagages avec une clé universelle sans les endommager. Elles sont largement utilisées dans le monde, notamment aux États‑Unis et dans de nombreux pays européens, pour faciliter les contrôles de sécurité.
Les bagages verrouillés autrement que par une serrure TSA seront forcés.
L’objectif est de renforcer la sécurité aérienne tout en évitant les retards liés à la convocation des passagers.
Pratique internationale
Cette mesure est déjà en vigueur dans plusieurs pays, dont Singapour, le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis et de nombreux États européens et du Moyen-Orient. La Thaïlande s’aligne ainsi sur les standards internationaux.
Recours pour les voyageurs
Les passagers inquiets pourront déposer une plainte via le portail de la CAAT. L’annonce, faite dès février, visait à donner le temps aux compagnies et aux voyageurs de se préparer.
Et dans les pays francophones ?
En France, en Belgique, en Suisse ou au Canada, les autorités aéroportuaires peuvent également ouvrir un bagage enregistré sans la présence du propriétaire, mais uniquement pour des raisons de sûreté (objets interdits, menaces à la sécurité). Ces pratiques sont encadrées par la réglementation internationale (OACI) et par les lois nationales sur la sûreté aérienne. Elles sont donc légales, à condition d’être justifiées et documentées.
La Thaïlande adopte donc une procédure déjà courante ailleurs, qui soulève des questions de transparence mais reste conforme aux standards internationaux.



