
Un drame s’est produit mercredi matin au Kalasin Provincial Hall (Préfecture), dans le nord‑est de la Thaïlande. Un officier militaire a abattu son supérieur, chef du bureau provincial de la conscription, après une dispute liée à un ordre de mutation.
Le drame s’est déroulé vers 9h20 au quatrième étage du bâtiment administratif, provoquant la panique parmi les fonctionnaires et les visiteurs. Plusieurs coups de feu ont retenti, alertant immédiatement les autorités locales. Le gouverneur de Kalasin, Suwat Khemthanaphet, et le chef de la police provinciale, Pol Maj Gen Songphol Boribarnprasit, se sont rendus sur place avec les secours.
À leur arrivée, ils ont découvert le corps du colonel Kornwikanon, 59 ans, mortellement touché par plusieurs balles dans son bureau. Le suspect, identifié comme le sous‑lieutenant Chinnakorn, également âgé de 59 ans et affecté au bureau de conscription du district de Muang Kalasin, n’a pas tenté de fuir. Il a attendu les policiers, l’arme à la main, avant de se rendre.
Selon les premières investigations, le meurtre serait lié à un conflit professionnel. Le suspect aurait contesté son transfert vers un autre district, Kamalasai, et serait venu confronter son supérieur. La discussion aurait dégénéré en violente altercation, jusqu’à ce que Chinnakorn ouvre le feu. D’autres sources évoquent aussi une enquête disciplinaire ordonnée contre lui, qui aurait alimenté son ressentiment.
Le gouverneur a demandé que l’affaire soit traitée avec impartialité et conformément à la loi. Il a également ordonné la mise en place de mesures de soutien psychologique pour les fonctionnaires témoins de la scène, qualifiée de « traumatisante ».
La police a sécurisé le bâtiment et évacué les personnes présentes par précaution. Les enquêteurs poursuivent l’interrogatoire du suspect et collectent les preuves matérielles afin d’établir le mobile exact et de préparer les charges criminelles.
Ce meurtre met en lumière les tensions internes au sein de l’armée thaïlandaise, où les mutations et enquêtes disciplinaires peuvent provoquer de graves frustrations. De même, la détention d’armes par les forces de l’ordre et les militaires en Thaïlande accroît considérablement les risques pour la sécurité des citoyens.



