Les photos floutées sur la gauche sont celles des potentielles trois autres victimes des assassins.
La police thaïlandaise a découvert les corps de deux jeunes Russes disparus, enterrés dans une forêt de Huay Yai, près de Pattaya. Les victimes, Diana Nazimova, 22 ans, et son frère Roman, 17 ans, ont été retrouvés après que deux suspects ont conduit les enquêteurs sur les lieux : une fosse creusée sur Map Fak Thong Hill, Huay Yai, Bang Lamung, à proximité de Khao Chi Chan (la colline au Bouddha) et de l’autoroute 7. Ce lieu isolé avait déjà été déjà utilisé pour dissimuler la moto volée.
Les jeunes Russes vivaient au Bristol Park Pattaya Housing Estate, également quartier Huay Yai, depuis 2021.
Les suspects arrêtés
Thana Kerdthong, surnommé « Pong », et Thongchai Srinil, dit « Thong », ont été interpellés dans la province de Sa Kaeo, grâce à un renseignement reçu par la police. Rapidement, ils ont été transférés au commissariat de Huay Yai pour interrogatoire. Les deux hommes ont reconnu leur implication dans la mort des jeunes Russes et le vol de leur moto. De suspects, ils deviennent donc criminels.
Découverte macabre
Les corps ont été retrouvés sur une colline, dissimulés sous de l’herbe et enterrés à un mètre de profondeur. Diana avait les mains liées dans le dos, Roman les mains et les pieds attachés. Les policiers ont relevé des blessures par balles à l’abdomen et à la tête du jeune homme.
Selon les aveux de Thongchai, les deux suspects auraient croisé les victimes tôt le matin. Les jeunes étaient supposés se rendre au 7-Eleven près du Bristol Park Pattaya Housing Estate. Se faisant passer pour des policiers, les assassins ont arrêté les deux Russes et les ont conduits dans une zone isolée. Thana aurait menacé Roman avec une arme, pris leur moto, tandis que Thongchai emmenait Diana sur son propre véhicule.
Arrivés dans la forêt, située à une dizaine de kilomètres, Thana aurait abattu Roman immédiatement, puis ordonné à son complice de creuser une fosse. Quand Thongchai est revenu avec une pelle, il a découvert Roman mort et Diana inerte au sol, sans doute frappée violemment. Les deux corps ont été enterrés ensemble.
Vol et dissimulation
Après le meurtre, les criminels ont caché la moto dans les bois avant de la démonter chez Thongchai pour tenter de vendre les pièces. Un mécanicien local, soupçonnant leur origine, a refusé l’achat. Les pièces ont alors été enterrées. Les téléphones des victimes, protégés par des codes et iCloud, ont été détruits,.
Thana soutient qu’il voulait seulement voler les jeunes Russes, mais qu’il a tiré lorsque Roman a résisté. Thongchai affirme qu’il a participé uniquement parce qu’il craignait que son complice (Thanapong) s’en prenne à sa propre famille s’il refusait. Thana – Pong était sorti de prison depuis moins de trois mois et possède un casier judiciaire conséquant
Liés à une autre affaire
Les enquêteurs soupçonnent les deux hommes d’être également impliqués dans la disparition d’une famille thaïlandaise en juin : Wichian Nawongsa, 53 ans, son épouse Chantana, 50 ans, et leur fille Nichapa, 18 ans. Selon les témoignages, les victimes auraient été enlevées près de l’hôtel Ambassador, leur pick‑up et leurs téléphones volés. Le véhicule devait servir au transport de drogue.
Leurs corps ont été retrouvés dans une plantation de cocotiers, enterrés à trois mètres de profondeur. La disparition avait été signalée le 27 juin.
Une affaire qui choque
On ne sait pas si cette affaire est de nature à redorer le blason d’une station balnéaire qui se prétend « familiale » mais, qui, presque quotidiennement, fait la une des journaux avec des faits divers.
La police poursuit ses investigations pour déterminer l’implication exacte des suspects et d’éventuels complices.
Qu’ils soient impliqués dans un seul assassinat – celui des deux jeunes Russes – ou dans deux affaires distinctes totalisant cinq victimes, Pong et Thong semblent difficilement pouvoir échapper à une condamnation à mort, peine largement prononcée par les tribunaux thaïlandais. Dans la pratique, les exécutions sont exceptionnelles et les condamnés peuvent ensuite bénéficier d’une grâce royale, transformant leur peine en réclusion à perpétuité, qui elle-même n’est généralement pas purgée intégralement.



