
Bangkok, 10 juillet – Pour la troisième année consécutive, la famille Yoovidhya, détentrice de 51 % du géant Red Bull, conserve la première place du classement Forbes des fortunes thaïlandaises. Leur patrimoine atteint 47 milliards de dollars, en hausse de 2,5 milliards par rapport à l’an dernier, porté par des ventes mondiales de près de 14 milliards de canettes en 2025.
Les grands noms du palmarès
Derrière eux, les frères Chearavanont du conglomérat CP Group affichent une fortune de 36,6 milliards de dollars, en progression de 2,5 %. En troisième position, Sarath Ratanavadi, patron de Gulf Development, voit sa richesse bondir de 5,6 milliards pour atteindre 17,6 milliards, grâce aux performances de ses activités dans l’énergie et les télécoms.
La famille Chirathivat, propriétaire des grands magasins Central, grimpe à la quatrième place avec 11,7 milliards, soit une hausse de plus d’un tiers. Le vétéran Charoen Sirivadhanabhakdi, actif dans les boissons et l’immobilier via Frasers Property, complète le top cinq avec 11,5 milliards, en progression de 10 %.
Un marché en plein essor
Au total, les 50 plus grandes fortunes thaïlandaises cumulent 187 milliards de dollars, soit une hausse de 10 % par rapport à 2025. La barre minimale pour figurer dans le classement a elle aussi grimpé, passant de 420 à 555 millions de dollars.
Parmi les autres évolutions marquantes : l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra recule à la 14ᵉ place avec 1,8 milliard. À l’inverse, Jareeporn Jarukornsakul, cofondatrice de WHA (parcs industriels, logistique, services publics -eau, énergie- et solutions numériques), bondit de 69 % à 1,25 milliard, portée par la demande croissante en centres de données liés à l’IA.
Deux figures font leur retour : Bancha Ongkosit (KCE Electronics) avec 653 millions, et Gunkul Dhumrongpiyawut (Gunkul Engineering) avec 750 millions, tous deux profitant de la dynamique autour des semi‑conducteurs et des énergies renouvelables.
Héritages et transmissions
Trois personnalités historiques du classement sont décédées cette année, mais leurs fortunes ont été transmises à leurs héritiers : Krit Ratanarak (médias), Prasert Prasarttong‑Osoth (hôpitaux BDMS) et Chuchat Patcharachai (microcrédit Muangthai Capital).
En résumé
Le palmarès 2026 confirme la domination de la famille Yoovidhya et la vitalité du marché thaïlandais. Red Bull reste le moteur de la première fortune du pays, tandis que les secteurs de l’énergie, de la distribution et des nouvelles technologies tirent les autres grands noms vers le haut.
Pendant ce temps, le salaire minimum reste inférieur à 400 bahts par jour, quasiment figé depuis des années, alors que les loyers – surtout à Bangkok – ne cessent de grimper. Les milliardaires thaïlandais bénéficient d’une oreille attentive du gouvernement Bumjaithai, très favorable aux milieux d’affaires.



