la ministre du Commerce Suphajee Suthumpun
La Thaïlande vient d’assouplir ses règles pour les investisseurs étrangers. Un nouveau règlement ministériel, publié le 3 septembre 2026 dans la Royal Gazette et signé par la ministre du Commerce Suphajee Suthumpun, supprime l’obligation de licence pour sept types de services. Objectif affiché : simplifier les démarches, attirer les capitaux et stimuler la croissance.
Les 7 secteurs concernés
- Télécommunications (licence type 1) : uniquement pour les opérateurs qui ne possèdent pas leur propre réseau.
- Services de trésorerie : gestion des fonds selon les règles de contrôle des changes.
- Services de gestion intra‑groupe : administration, ressources humaines et informatique entre sociétés d’un même groupe.
- Location d’espaces pour machines automatiques : mise à disposition de locaux pour distributeurs automatiques, guichets financiers ou machines de vente destinés aux employés.
- Garanties de dettes domestiques : limitées aux dettes entre entités d’un même groupe, sous conditions légales.
- Forage pétrolier : réservé aux prestataires sous contrat direct avec les concessionnaires ou opérateurs reconnus par la législation pétrolière.
- Services financiers et dérivés : prêts pour achats de titres, accords de rachat, conseil ou gestion de contrats dérivés, opérations sur devises et taux d’intérêt.
Un changement ciblé
Le ministère insiste : il ne s’agit pas d’une ouverture générale de tous les services aux étrangers. Les exemptions sont strictement définies et concernent surtout les multinationales déjà implantées en Thaïlande, notamment pour leurs fonctions internes (RH, IT, trésorerie).
Les investisseurs doivent toujours respecter les autres règles : immatriculation des sociétés, licences sectorielles, contrôle des changes, ainsi que les lois sur l’immigration et le travail. L’exemption ne vaut pas visa ni permis de travail.
Impact attendu
Cette réforme devrait faciliter la vie des groupes internationaux opérant dans le pays, en réduisant les délais administratifs et en renforçant l’attractivité de la Thaïlande comme hub régional. Mais pour les secteurs classiques – commerce de détail, hôtellerie, immobilier ou conseil – rien ne change : la licence reste obligatoire.



