
La justice thaïlandaise a décidé de placer en détention Duncan Wilcock, un Britannique de 51 ans, impliqué dans un accident mortel sur l’île de Koh Phangan. Le tribunal provincial de Koh Samui a révoqué sa liberté sous caution le 8 juin, après que les procureurs ont ajouté l’accusation de conduite imprudente ayant entraîné la mort.
La victime, le professeur associé Theerasuk Kawamatawong, 53 ans, spécialiste en soins intensifs à l’hôpital Ramathibodi, avait été percutée par une moto le 23 mai alors qu’il faisait de l’exercice. Grièvement blessé à la tête, il avait été transféré à Bangkok avant de succomber le 7 juin.
Selon la police, le motocycliste avait pris la fuite après l’accident. Il a été arrêté dès le lendemain grâce aux images de vidéosurveillance. Les tests ont révélé la présence de cocaïne dans son organisme. L’homme faisait déjà face à plusieurs charges, dont conduite sans permis, usage de stupéfiants, conduite en état d’ivresse et délit de fuite. La mort du médecin a conduit les autorités à durcir les accusations.
L’affaire a provoqué une vive émotion dans la communauté médicale, le docteur Theerasuk étant reconnu pour son expertise et son engagement bénévole sur l’île. On peut se demander si, dans le cas où la victime avait été un simple quidam, la justice n’aurait pas été moins stricte envers M. Wilcock. Toujours est‑il que l’application des lois, dans cette affaire, rendra les routes de l’île plus sûres.
Parallèlement, les enquêteurs ont élargi leurs investigations aux activités commerciales du suspect. Ils le soupçonnent d’avoir exploité illégalement une société de bateaux touristiques via un montage de prête‑nom. La société Reef Charter Co Ltd, dont il détenait 49 % des parts, aurait été gérée par un Thaïlandais servant de façade. Ce dernier a reconnu n’avoir jamais investi dans l’entreprise, se contentant de prêter ses papiers d’identité.
Quatre nouvelles charges liées à ce montage ont été ajoutées, incluant fausses déclarations et exploitation d’une activité réservée aux Thaïlandais. La police affirme que le suspect a reconnu les faits lors des interrogatoires.
L’enquête se poursuit, visant également les partenaires locaux et le cabinet comptable impliqué dans la création de la structure. L’affaire illustre les défis auxquels Koh Phangan est confrontée ces deniers temps.



