
Bangkok, 19 août 2026 – La police thaïlandaise a mis un terme à une pratique longtemps considérée comme une règle implicite : attendre 24 heures avant de signaler une disparition. Le chef de la police nationale, le général Kitrat Phanphet, a ordonné que tout signalement soit désormais pris en compte immédiatement, avec des recherches lancées sans délai.
Une directive claire
La nouvelle instruction impose aux enquêteurs de recueillir les informations dès le dépôt de plainte, de diffuser la description de la personne disparue via les réseaux radio et de vérifier rapidement si elle a été repérée ou prise en charge par les autorités. Les officiers doivent fournir des mises à jour régulières aux proches et assurer un suivi sur le terrain.
Un changement attendu
Jusqu’ici, de nombreuses familles pensaient devoir patienter avant que la police n’agisse. Dans le passé, certaines unités évoquaient un délai de 48 ou 72 heures, avant d’ouvrir une enquête. Ces délais, hérités de pratiques anciennes et de confusions réglementaires, ont souvent retardé les recherches dans des situations critiques.
Avant l’ère du téléphone portable, il n’était pas rare que des personnes voyagent à travers le pays sans prévenir précisément leurs proches. Ces derniers ne s’inquiétaient qu’après plusieurs jours de silence. Aujourd’hui, même si certains continuent de partir sans avertir, il reste possible de les joindre directement par téléphone, ce qui réduit considérablement l’attente et l’angoisse.
Priorité aux disparitions
Le général Kitrat a rappelé que les disparitions doivent être traitées comme des urgences. Le Centre des opérations de la police et le Bureau des sciences médico‑légales sont chargés de coordonner les procédures, notamment pour les corps non identifiés et les enquêtes post‑mortem. Les règles en matière d’autopsie, de diffusion de descriptions publiques et de restitution des personnes perdues doivent être révisées pour s’aligner sur la législation.
Vers une meilleure coordination
Les unités locales doivent échanger leurs informations avec le comité national sur les disparitions et renforcer la coopération avec les agences partenaires. Les enquêteurs sont également invités à surveiller les réseaux sociaux pour repérer les appels à l’aide.
Confiance renforcée
Cette réforme vise à restaurer la confiance du public. Les autorités veulent montrer que chaque minute compte lorsqu’une personne disparaît. En abolissant définitivement l’idée d’une attente obligatoire – qu’elle soit de 24, 48 ou 72 heures – la police thaïlandaise espère améliorer l’efficacité des recherches et réduire les drames liés aux retards d’intervention.
Ainsi, la Thaïlande tourne la page d’une pratique dépassée. Désormais, les signalements de disparitions doivent être traités immédiatement, avec un suivi constant et une coordination renforcée. Un pas important pour les familles, qui n’auront plus à craindre de perdre un temps précieux. On le sait bien, surtout dans le cas des enfants, les premières heures sont les plus critiques.



