
Le ministère thaïlandais de la Santé a publié des chiffres préoccupants sur la sécurité des véhicules officiels. Entre 2023 et 2026, 197 accidents impliquant des ambulances et des voitures de service ont été recensés, provoquant la mort de 32 personnes et faisant 319 blessés, a indiqué dimanche le Dr Weerawut Imsamran, un secrétaire permanent du ministère.
La grande majorité des accidents concernent des ambulances : 186 cas contre seulement 11 pour des véhicules administratifs. Les causes identifiées vont de la fatigue des conducteurs à l’usage du téléphone au volant, en passant par le non‑respect des feux tricolores, les manœuvres dangereuses aux intersections ou encore la mauvaise visibilité. La plupart des collisions surviennent lors de transferts de patients.
Depuis le début de l’année 2026, entre janvier et le 8 mai, les hôpitaux thaïlandais ont effectué plus de 382 000 transferts de patients. Sur cette période, 21 accidents d’ambulances ont été signalés, dont 15 impliquant des hôpitaux communautaires, particulièrement sollicités.
Face à ces chiffres, le ministère fixe un objectif ambitieux : zéro accident. Les consignes sont strictes : contrôle régulier de l’état des véhicules, installation obligatoire de GPS et de caméras embarquées, limitation de la vitesse à 90 km/h, interdiction de franchir les feux rouges ou de rouler à contresens, port obligatoire de la ceinture pour tous les occupants (maximum sept personnes par véhicule). Les ambulances devront aussi être couvertes par une assurance « tous risques ».
En cas d’accident, un rapport détaillé devra être transmis dans les 30 jours, avec enquête approfondie pour identifier les causes. Les inspecteurs du ministère seront chargés de suivre ces dossiers et de proposer des mesures correctives.
Ces nouvelles directives visent à renforcer la sécurité des patients et du personnel médical, dans un contexte où la demande de transferts reste élevée et où chaque incident fragilise la confiance dans le système de santé.



