
Surin. Deux morts. Voici le déroulé des faits. Arnon Kongkeng, 32 ans, était en voiture avec sa compagne, Thidarat Phonthong, 32 ans. Une dispute éclate dans le véhicule. La caméra embarquée montre qu’Arnon tenait un couteau. Thidarat, qui conduisait, arrête la voiture et descend pour chercher de l’aide. Elle interpelle Nattanon Jitharn, 28 ans, un motocycliste qui passait par là. Nattanon, employé de l’Office provincial de l’électricité, accepte de lui venir en aide. Thidarat monte alors sur la moto avec lui pour fuir. Arnon prend le volant de la voiture et poursuit la moto à grande vitesse. Il percute violemment le deux‑roues, provoquant la mort de Thidarat et de Nattanon. La police estime que la collision pourrait avoir été intentionnelle, malgré les dénégations d’Arnon. Ce dernier a été inculpé pour meurtre intentionnel, une accusation passible de la peine capitale ou de la prison à vie.
Un tribunal de Bangkok a délivré un mandat d’arrêt contre Aung Pyae, ressortissant birman soupçonné d’avoir tué et démembré sa femme, Aye Aye Nwe, 34 ans, serveuse dans un bar. La jeune femme avait disparu le 5 juin après avoir été récupérée par son mari, cuisinier dans un pub de Phetchaburi Road. Sa famille a signalé sa disparition le 9 juin, ce qui a conduit la police à retrouver son corps dans une boîte en plastique dans un appartement du district de Ratchathewi. Des images de vidéosurveillance montrent le suspect quittant les lieux le 10 juin avec une grande valise. Les enquêteurs ont rapidement identifié Aung Pyae comme principal suspect et un mandat d’arrêt a été délivré pour meurtre avec préméditation et dissimulation de cadavre. Certaines parties du corps n’ayant pas été retrouvées, les autorités ont intensifié leurs recherches. Elles pensent que le crime est lié à la jalousie, le mari accusant sa femme d’avoir un nouveau compagnon. Le suspect a finalement été arrêté à Yangon et devrait être extradé vers la Thaïlande pour y être jugé.
Un Thaïlandais a abattu son ex‑petite amie, une influenceuse TikTok de 26 ans, devant son fils à Saraburi le 8 juin. La victime, Pon, employée de station‑service et suivie par plus de 200 000 abonnés, a été retrouvée morte près de sa voiture. Le suspect, Beer, ancien chauffeur de camion‑citerne, aurait agi par jalousie, mais aussi après un conflit lié au travail. La police a poursuivi son véhicule sur l’autoroute de l’Amitié à Nakhon Ratchasima, où il s’est suicidé. L’affaire, mêlant drame sentimental et tensions professionnelles, suscite une vive émotion en Thaïlande.
Une adolescente thaïlandaise de 17 ans a porté plainte contre sa mère, sa grand‑mère, sa tante et son oncle pour l’avoir forcée à se prostituer au Nigeria afin de rembourser une dette. La jeune fille, identifiée comme « Mlle A », affirme avoir été contrainte de voyager malgré ses tentatives de fuite. Elle a subi deux mois d’exploitation avant d’être secourue grâce à l’intervention de l’ambassade de Thaïlande. Selon l’activiste Chanida Phalamat, la tante de la victime aurait elle‑même été piégée auparavant et aurait participé à la coercition. La Division de lutte contre la traite des personnes instruit désormais le dossier et prévoit des poursuites contre les cinq proches impliqués.
Une lycéenne de 17 ans a été mortellement poignardée dans le district de Sawang Arom, province d’Uthai Thani. L’attaque s’est produite le 12 juin alors qu’elle se rendait à l’école en moto, à seulement 500 mètres de son domicile. Son père, alerté par ses cris, l’a retrouvée grièvement blessée dans un bois avant de la conduire au centre de santé, où elle a succombé. La police a mobilisé plus de 50 personnes pour traquer le suspect, finalement arrêté près d’un canal grâce à un signalement local. Lors de son interrogatoire, il a reconnu avoir poignardé l’élève, évoquant un « moment d’égarement » sans intention de tuer.
Un homme portant des tatouages de dragons a été retrouvé mort, menotté et criblé de balles dans une forêt du district de Kaeng Khoi, province de Saraburi, le 13 juin. Le corps, sur le dos, flottait dans un canal, vêtu d’un short crème et d’un t‑shirt jaune, avec deux impacts à la poitrine et quatre douilles de calibre 11 mm à proximité. Les secours ont dû dégager la végétation dense pour récupérer la dépouille, envoyée ensuite pour autopsie. Les tatouages ont permis de l’identifier, tandis que la police estime qu’il a été amené sur place depuis un autre lieu. Les enquêteurs vérifient les images de vidéosurveillance pour remonter jusqu’aux auteurs.



