
RAYONG — Quatre établissements de karaoké du district de Pluak Daeng ont été perquisitionnés dans la nuit de vendredi à samedi. L’opération, menée à 00h30 par le vice‑ministre de l’Intérieur Polpee Suwannachawee et une task force provinciale, visait à vérifier des soupçons de prostitution et de fonctionnement sans licence. Les lieux inspectés : Qing Ren KTV, Xing Wei KTV, World Party KTV et Grand Hyatt KTV.
Soupçons de prostitution et absence de licences
Selon les enquêteurs, deux établissements proposaient des services sexuels dissimulés, avec des femmes vietnamiennes accompagnant les clients dans des salles privées. Tous vendaient de l’alcool et facturaient des frais élevés, ciblant principalement une clientèle chinoise. Les vérifications ont révélé qu’aucun des quatre karaokés ne détenait de licence d’exploitation au titre de la loi de 1966 sur les lieux de divertissement.
Paiements en yuan numérique et pots‑de‑vin
Les autorités ont noté que près de 100 % des transactions se faisaient via WeChat Pay et Alipay, excluant le baht thaïlandais. Les gérants ont reconnu verser des pots‑de‑vin mensuels de 10 000 à 30 000 bahts à des intermédiaires liés à des fonctionnaires pour éviter les contrôles. Le directeur régional de la Commission anticorruption (PACC) a confirmé l’ouverture d’une enquête visant à identifier les agents publics impliqués.
Sanctions administratives immédiates
À la suite des raids, le chef du poste de police de Pluak Daeng, le colonel Nawin Sinthurat, a été brusquement muté à un poste inactif. La décision, signée par le commandant provincial, le major général, Pramote Ngampradit, intervient après des soupçons de tolérance envers ces établissements. Le ministère de l’Intérieur a promis des poursuites disciplinaires et pénales contre tout fonctionnaire impliqué.
Lutte élargie contre les réseaux criminels
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la campagne “Sing Prap Hong Lap”, visant les lieux de divertissement illégaux. Parallèlement, une autre mission baptisée “Phithak Kulap Tum” a récemment démantelé un réseau de traite d’enfants exploités à Khao San Road où devaient vendre des fleurs. Les autorités affirment vouloir remonter toute la chaîne, des recruteurs aux financiers, pour empêcher que ces établissements servent de façade à des activités criminelles.
Ainsi, les quatre karaokés de Rayong fonctionnaient sans licence et deux servaient de couverture à la prostitution. Les révélations sur les pots‑de‑vin et les paiements numériques renforcent les soupçons de corruption. L’utilisation du yuan interroge également. Les autorités promettent une enquête approfondie et des sanctions exemplaires, dans un contexte de lutte accrue contre les réseaux illégaux.



