
Narathiwat – Un ranger paramilitaire a été abattu lundi matin lors d’une vaste opération de sécurité visant à arrêter des suspects liés à l’insurrection dans le Sud de la Thaïlande. L’assaut s’est déroulé dans le district de Chanae, province de Narathiwat, et a duré plusieurs heures.
Dès 5h30, les forces de sécurité – militaires, policiers et unités spéciales – ont encerclé une maison du village de Ban Ruepoh, après avoir reçu des renseignements indiquant la présence d’un groupe de suspects. Ces derniers sont accusés d’avoir participé à l’embuscade meurtrière contre un assistant du chef de district le 1er avril.
Alors que les forces tentaient de pénétrer dans la maison, plusieurs hommes armés de fusils puissants ont ouvert le feu pour couvrir leur fuite. Dans l’échange de tirs, le ranger Wuthipong Chumchuea, 29 ans, originaire de Trang, a été touché au visage et à la poitrine. Transporté d’urgence à l’hôpital, il a succombé à ses blessures peu après.
Un important dispositif a ensuite été déployé pour traquer les assaillants dans la forêt voisine. Les recherches ont permis de retrouver des traces de sang, laissant penser que certains suspects ont été blessés avant de s’échapper vers une colline. La chasse s’est poursuivie jusqu’en soirée, sans arrestation confirmée.
L’Internal Security Operations Command (Isoc) a indiqué que des négociateurs avaient été mobilisés pour limiter les risques pour la population. Les autorités ont insisté sur leur volonté de privilégier les méthodes pacifiques et d’encourager les suspects à se rendre.
Dans un communiqué, les forces de sécurité ont rappelé que toute aide apportée aux fugitifs – hébergement, ravitaillement ou dissimulation – pourrait être poursuivie en justice, conformément au code pénal. Elles ont également appelé les habitants à éviter la zone et à signaler toute activité suspecte via la ligne d’urgence.
Ce nouvel épisode illustre la persistance de la violence dans les provinces frontalières du sud, où les attaques contre représentants de l’État et forces de sécurité se répètent depuis deux décennies. Malgré les opérations de ratissage et les tentatives de dialogue, la région reste marquée par une insécurité chronique.



