
Les autorités de la province de Trat s’apprêtent à frapper fort contre l’empiètement illégal des investisseurs sur les terres publiques. Plus de 600 rai, près de 100 ha, de forêts autour du réservoir de Huai Raeng, dans le district de Muang, ont été défrichés pour y installer des plantations commerciales de durians. Quatre personnes ont déjà été arrêtées, sur une vingtaine des personnes identifiées ayant envahi le lieu public.
L’enquête a révélé que ces exploitations illégales avaient commencé dès 2025. Vendredi, Watchara Sunthornphakdee, directeur du bureau provincial des Ressources naturelles et de l’Environnement, a confirmé que les suspects arrêtés avaient violé les ordres d’interdiction d’empiéter sur les terres publiques. Ils ont été remis aux enquêteurs pour identifier les autres participants et les financiers derrière l’opération.
Les autorités locales veulent aller vite : la police provinciale a reçu l’ordre d’accélérer la procédure, tandis que le projet d’irrigation de Trat, gestionnaire du réservoir, doit renforcer sa surveillance pour éviter toute complicité ou négligence. En effet, il est difficile de transformer 100 ha en plantation sans que personne ne le remarque. Chaiyakorn Luntha, chef de la division d’ingénierie, a précisé que les inspections menées avec les forestiers avaient confirmé l’ampleur des dégâts : « Plus de 600 rai ont été défrichés pour la culture du durian, impliquant une vingtaine d’individus. Quatre ont été arrêtés, trois ont pris la fuite, les autres seraient des personnes extérieures. »
Les autorités avaient pourtant installé des panneaux interdisant l’usage des terres et laissé aux exploitants la possibilité de se présenter. Aucun ne l’a fait. Résultat : les services d’irrigation et de foresterie préparent désormais la destruction des plantations et l’abattage des arbres illégaux.
Lors d’une réunion du comité provincial de protection des forêts, le vice‑gouverneur Peera Iemsunthorn a appelé à une vigilance accrue. Il a demandé des inspections régulières, la création de cartes de limites claires et une meilleure coordination entre agences pour empêcher l’occupation commerciale des terres publiques. Il a aussi averti les fonctionnaires : toute négligence pourra être poursuivie pour manquement au devoir, conformément au Code pénal.
Enfin, il a rappelé que la surveillance citoyenne est désormais renforcée grâce aux canaux de plainte en ligne de la Commission nationale anticorruption et d’autres organismes. Les agents de l’État doivent donc agir avec transparence et intégrité.



