
Le gouvernement thaïlandais a fixé au 30 septembre la date limite pour que tous les chauffeurs de plateformes de VTC obtiennent un « permis de conduire public » ou « permis transport en commun ». Une mesure qui s’inscrit dans une vaste campagne de régulation du secteur, marqué par une croissance rapide et des inquiétudes récurrentes sur la sécurité des passagers.
Une régulation accélérée
Samedi, la porte‑parole du gouvernement, Ploytalay Laksameesangchan, a annoncé que le ministère des Transports, via le Département des Transports terrestres (DLT), intensifiait les contrôles afin de restaurer la confiance des usagers. Un centre de vérification et d’enregistrement a été ouvert au siège du DLT à Bangkok pour faciliter les démarches.
Cette initiative intervient après que Bolt, l’un des principaux opérateurs, a brièvement suspendu ses services pour mettre à jour les dossiers de ses chauffeurs. L’annonce a provoqué un afflux massif au DLT de conducteurs désireux de se mettre en conformité.
Un processus simplifié
Les chauffeurs doivent suivre des modules de formation en ligne sur la plateforme e‑learning du DLT et conserver leur certificat numérique. Ils doivent ensuite se présenter dans les bureaux locaux pour passer :
- des examens médicaux et théoriques,
- un contrôle de casier judiciaire,
- la vérification des documents et le paiement des frais.
Ils n’ont pas donc pas à repasser un examen de conduite. Les candidats validés reçoivent immédiatement leur « permis public », condition indispensable pour exercer légalement sur les plateformes agréées.
La sécurité au cœur des préoccupations
La date butoir du 30 septembre reflète la pression croissante sur les autorités face aux plaintes d’usagers concernant des chauffeurs non vérifiés, des comptes partagés et des véhicules non enregistrés. Bien que les services de VTC aient été légalisés en 2021, de nombreux conducteurs continuaient à travailler avec un simple permis personnel.
Les autorités préviennent que les plateformes qui ne respecteraient pas les nouvelles règles risquent des suspensions. « Le gouvernement supervisera strictement les services de transport public via applications pour garantir le respect de la loi et la sécurité des passagers », a insisté Ploytalay.
Un secteur sous surveillance
La campagne vise à standardiser un marché en pleine expansion, où des milliers de chauffeurs opèrent chaque jour. Les autorités espèrent que cette régulation renforcera la confiance des usagers et améliorera la qualité du service. Pour les conducteurs, il s’agit d’une course contre la montre : sans permis public, ils ne pourront plus travailler légalement après le 30 septembre.
Avec cette échéance, la Thaïlande entend envoyer un signal clair : l’essor des VTC doit s’accompagner de règles strictes, afin que la modernisation du transport urbain ne se fasse pas au détriment de la sécurité des passagers.
Cependant, le véritable enjeu concerne l’état des véhicules, plus que la compétence des conducteurs. Sans contrôle rigoureux de leur condition, y compris pour les motos, la sécurité des passagers ne pourra être pleinement garantie.



