
Un nouvel épisode de violence endeuille le sud de la Thaïlande. Dimanche 27 septembre, vers 18h30, une patrouille de la Ranger Company 4515 a été prise pour cible dans le district de Rangae, province de Narathiwat. Les militaires effectuaient une mission de reconnaissance dans le village de Ban Kujinglupa lorsqu’ils ont essuyé des tirs d’armes à feu.
Un volontaire tué en service
Parmi les soldats présents, le volontaire Sukran Lateh, 32 ans, a été grièvement blessé. Transporté en urgence, il a succombé à ses blessures peu après. Ranger rifleman ou « fusilier des rangers volontaires » au sein du 45e régiment, il était engagé dans une mission de routine devenue tragique. Les autorités locales ont confirmé son décès et ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque.
Une région sous tension
Narathiwat, comme les provinces voisines de Yala et Pattani, est régulièrement le théâtre d’embuscades visant les forces de sécurité. Ces attaques, menées par des groupes armés non identifiés, rappellent la persistance d’un climat d’insécurité dans le sud frontalier. Les patrouilles de rangers, souvent déployées pour sécuriser les villages, sont particulièrement exposées.
Soutien à la famille
Le Département de prévention et de mitigation des catastrophes a annoncé que les droits et aides seront versés à la famille du défunt. Les autorités militaires ont également salué son engagement et assuré qu’un suivi sera mis en place pour accompagner ses proches. Sur les réseaux sociaux, plusieurs pages locales ont exprimé leurs condoléances et rendu hommage à Sukran Lateh, présenté comme un volontaire courageux.
Enquête en cours
Les forces de sécurité poursuivent leurs investigations pour identifier les assaillants. Des relevés de terrain et des témoignages sont collectés afin de retracer le déroulement de l’embuscade. Les agences concernées disent surveiller la situation de près et renforcer la vigilance dans les zones sensibles.
Une tragédie de plus
Cet incident illustre la fragilité persistante de la sécurité dans le sud thaïlandais. Malgré les efforts de pacification et les opérations de contrôle, les attaques contre les forces de l’État se poursuivent. La mort de Sukran Lateh rappelle le prix payé par les rangers et volontaires déployés dans cette région instable.



