
Le classement Times Higher Education Asia University Rankings 2026 vient rappeler une réalité contrastée pour la Thaïlande. Si le pays parvient à maintenir une présence avec 21 universités classées, il reste encore loin derrière les grandes puissances académiques du continent, et même derrière certains voisins de l’ASEAN.
Chulalongkorn, vitrine nationale
Chulalongkorn University conserve son statut de meilleure université thaïlandaise en occupant la 134ᵉ place du classement asiatique, ex aequo avec l’Université Savitribai Phule Pune en Inde. Elle devance Mahidol University (146ᵉ) et King Mongkut’s University of Technology Thonburi (201–250). Derrière, Chiang Mai University se situe dans la tranche 251–300, tandis que King Mongkut’s University of Technology North Bangkok apparaît plus bas, dans le groupe 401–500.
Cette performance permet à Chulalongkorn de se hisser au 12ᵉ rang des universités de l’ASEAN, mais souligne aussi l’absence de la Thaïlande dans le top 100 asiatique. Au niveau mondial, les universités thaïlandaises n’existent pas.
Comparaisons régionales
Le contraste est frappant avec les voisins :
- Malaisie : véritable percée avec six universités dans le top 100, dont Universiti Teknologi Petronas (35ᵉ). Le pays s’impose comme un concurrent direct, mais avec des résultats nettement supérieurs.
- Vietnam : record historique avec 11 établissements classés, dont l’UEH (501–600). Même si la qualité reste en retrait, la dynamique est plus forte que celle de la Thaïlande.
- Singapour : deux institutions dans le top 5 mondial (NUS et NTU), confirmant une excellence académique incontestée.
- Chine : domination absolue avec 5 universités dans le top 10 et 20 dans le top 50.
- Inde : pays le plus représenté avec 128 établissements, mais peu dans l’élite.
Méthodologie et enjeux
Le classement repose sur 18 indicateurs regroupés en cinq domaines : qualité et environnement de la recherche, enseignement, industrie et ouverture internationale. La pondération accorde une place centrale à la recherche (30 %), domaine où la Thaïlande peine à rivaliser avec les géants asiatiques.
Ainsi,
La Thaïlande peut se féliciter d’une large base académique et d’une visibilité régionale grâce à Chulalongkorn et Mahidol. Mais le pays reste loin derrière les leaders asiatiques et même derrière la Malaisie, qui réussit à placer plusieurs universités dans l’élite.
Pour espérer franchir un cap, dans les domaines humain et économique, le royaume devra investir davantage dans la recherche, renforcer son ouverture internationale et viser une montée en gamme comparable à celle de ses voisins.
La Thaïlande est présente, mais encore trop éloignée du sommet académique asiatique.



