
Trois hommes soupçonnés de transporter de la drogue ont été tués dans la nuit du 28 juillet lors d’un échange de tirs avec les forces de sécurité thaïlandaises dans le district de Mae Fah Luang, province de Chiang Rai. Les autorités ont saisi près de 390 000 comprimés de méthamphétamine, connus localement sous le nom de yaba.
Selon le colonel Suphan Rojphutth, commandant de la Task Force Thap Chao Tak, une patrouille de rangers a intercepté un groupe de cinq à six individus au passage naturel de Pha Daeng, près du village de Ban Pong Hai. Les hommes, arrivés depuis la frontière, portaient de lourds sacs sur le dos. Lorsque les militaires ont tenté de procéder à un contrôle, les suspects auraient ouvert le feu.
Un affrontement d’environ cinq minutes s’est ensuivi. Deux autres unités ont été dépêchées pour sécuriser la zone et empêcher toute fuite dans la forêt environnante. À l’aube, les forces thaïlandaises ont découvert trois corps ainsi que trois sacs à dos, chacun contenant environ 130 000 comprimés de yaba, ce qui représente une quantité plutôt modeste. Les enquêteurs ont également retrouvé une arme artisanale et un fusil de chasse.
À midi, le général Sathit Wainyon, commandant de la Pha Muang Force, s’est rendu sur place avec des médecins de l’hôpital de Mae Fah Luang, des procureurs et des policiers pour constater les faits. Les stupéfiants et les armes ont été transférés au poste de police local pour poursuites judiciaires.
Le général Sathit a rappelé que depuis octobre 2025, la Pha Muang Force a mené 446 opérations contre les trafiquants, arrêtant 428 suspects. Le bilan est impressionnant : plus de 263 millions de comprimés de yaba saisis, ainsi que de l’héroïne, de la méthamphétamine cristallisée, de l’opium et de la kétamine. Les affrontements armés sont fréquents : 63 échanges de tirs ont été recensés, causant la mort de 49 trafiquants.
Cette nouvelle opération illustre l’ampleur du trafic transfrontalier dans le nord de la Thaïlande, région montagneuse et difficile à contrôler. Les autorités affirment vouloir maintenir une pression constante sur les réseaux, qui continuent d’inonder le pays de méthamphétamine produite dans les zones frontalières.



