Thai Oil
La Thaïlande ne connaîtra pas de pénurie de brut en août, malgré le conflit en cours au Moyen‑Orient. Le Département des affaires énergétiques (DOEB) assure que l’approvisionnement reste suffisant pour les six raffineries du pays. « Les routes maritimes ne sont pas totalement fermées, le détroit d’Hormuz reste partiellement ouvert », a expliqué Sarawut Kaewtathip, directeur général du DOEB.
Les tensions ont perturbé certaines voies en mer Rouge, mais les navires continuent de circuler. Les raffineries thaïlandaises ont déjà adapté leurs stratégies d’achat afin de réduire leur dépendance au brut moyen‑oriental. Celui‑ci représentait 58 % des importations, contre seulement 30 % aujourd’hui.
Parmi les six raffineries, trois appartiennent au groupe PTT (Thai Oil, IRPC et PTT Global Chemical), deux au groupe Bangchak (Bangchak Corporation et Bangchak Sriracha) et une à Star Petroleum Refining. Toutes ont diversifié leurs sources. PTT Global Chemical n’importe plus de brut du Moyen‑Orient depuis le début du conflit. Star Petroleum s’approvisionne au port de Fujairah, aux Émirats arabes unis, situé hors du détroit d’Hormuz. IRPC suit la même voie, en passant par le cap de Bonne‑Espérance.
Bangchak Corporation privilégie désormais la Malaisie et l’Australie, tandis que Bangchak Sriracha utilise du brut Murban des Émirats, mais aussi des cargaisons venues de Libye et du Soudan du Sud. Thai Oil, la plus grande raffinerie du pays, sécurise également ses livraisons via Fujairah.
Autre précision : la Thaïlande n’achète pas de pétrole russe. Les sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine compliquent les transactions financières, les raffineries dépendant de banques européennes pour leurs crédits et paiements.
En diversifiant ses sources et en s’appuyant sur des routes alternatives, le pays évite pour l’instant un choc pétrolier. Les autorités assurent que la production nationale restera stable, même si les tensions géopolitiques persistent.



