
Une fusillade a éclaté samedi matin dans le district de Tak Bai, province de Narathiwat, au sud de la Thaïlande. Selon le rapport initial, des trafiquants présumés ont ouvert le feu sur une équipe d’enquêteurs venue perquisitionner une maison située dans une plantation de palmiers à huile. Le bilan est lourd : deux policiers ont été tués et trois autres blessés. Les assaillants ont profité de leur connaissance du terrain pour s’enfuir vers la jungle voisine.
Les victimes sont le sergent‑chef Amran Halae et le sergent‑major Witiya Chaipromkaew. Les trois blessés ont été hospitalisés, touchés à la tête, aux jambes et au torse. Rapidement, des renforts composés de policiers, militaires et autorités locales ont été dépêchés sur place. Le périmètre a été bouclé, des barrages routiers installés et la circulation interrompue pour sécuriser la zone et faciliter les opérations.
Le chef de la police provinciale, le général Prayong Khotsakha, s’est rendu sur les lieux pour superviser la traque. Les forces de sécurité ont lancé une vaste opération de ratissage, mobilisant des unités mixtes et des équipes médico‑légales afin de recueillir des indices. Les autorités affirment que les suspects sont toujours armés et en fuite, ce qui justifie le maintien de mesures de sécurité renforcées.
Cet incident survient dans un contexte déjà tendu. Depuis le 22 juillet, la province est sous loi martiale après l’attaque meurtrière d’un poste de contrôle dans le district de Ra‑ngae, qui avait coûté la vie à cinq paramilitaires et blessé six civils. Les violences liées aux trafics et à l’insurrection séparatiste continuent de fragiliser la région frontalière.
Les autorités locales appellent la population à la vigilance et à coopérer avec les forces de l’ordre. L’objectif affiché est clair : retrouver rapidement les auteurs de la fusillade et les traduire en justice, tout en évitant une nouvelle escalade de violence.
MàJ : Quatre suspects ont été arrêtés après la fusillade meurtrière d’hier. Mahadi (51 ans), Muhamad Samsa (37 ans), Saqwbri (47 ans) et Abdul Hakim (22 ans) – ont été remis à l’armée pour interrogatoire. La province de Narathiwat est placée sous loi martiale depuis l’attaque d’un poste de contrôle le 22 juillet, qui avait fait onze victimes. En vertu de cette loi, les affaires criminelles sont désormais traitées par les tribunaux militaires, dont les verdicts sont définitifs et sans appel.
Enfin, des insurgés ont attaqué ce lundi matin le poste de police de Lam Mai, dans le district de Mueang, province de Yala. Armés de fusils automatiques, ils ont ouvert le feu à l’arrière du bâtiment, déclenchant une fusillade prolongée avec les forces de sécurité. Les policiers présents ont immédiatement riposté, entraînant un échange nourri de tirs. Les autorités ont bouclé le secteur pour sécuriser la zone. Selon les rapports officiels, aucun blessé ni décès n’a été enregistré. La situation reste volatile.



