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Les Thaïlandais ne supportent plus les crimes environnementaux de certains Chinois

Geo Valin 7 Juil 2026
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Le lotissement de Bo Win

Chiang Mai, 6 juillet 2026 – La tension est montée d’un cran devant le consulat de Chine, où une cinquantaine de militants du People’s Network to Protect the Kok, Sai, Ruak, and Mekong Rivers ont dénoncé la contamination toxique des cours d’eau. Selon eux, les rejets proviennent de mines situées en Birmanie, financées par des investisseurs chinois. Les slogans « Stop toxic mine » et « When will China be truthful? » traduisaient une colère qui ne cesse de croître.

La manifestation a dégénéré brièvement : deux protestataires ont été blessés lors d’un affrontement avec la police. L’incident n’a pas pris une ampleur dramatique, mais il illustre la tension croissante entre citoyens thaïlandais et autorités locales lorsqu’il s’agit de dénoncer les impacts environnementaux liés à des projets chinois. Après avoir remis leur pétition aux représentants provinciaux et à un délégué du consulat, les manifestants ont observé une minute de silence avant de se disperser pacifiquement.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte plus large. Les communautés du nord de la Thaïlande accusent depuis plusieurs années certains projets chinois – mines, barrages, exploitations industrielles – de dégrader l’environnement. Les rivières Kok, Sai, Ruak et Mékong sont vitales pour l’agriculture, la pêche et la vie quotidienne. Leur pollution menace directement la subsistance des habitants.

Parallèlement, un autre incident environnemental a récemment secoué la province de Chonburi. Le Département de contrôle de la pollution a dû intervenir après que des déchets de mousse plastique provenant d’un site de tri, à capitaux chinois, se sont répandus dans un village de Bo Win. Les autorités locales, avec l’aide des habitants, ont organisé un nettoyage et déplacé les déchets vers un site sécurisé. Elles ont également exigé du propriétaire du site qu’il construise un système de drainage pour éviter de nouveaux débordements. Cet épisode, bien que distinct, renforce le sentiment d’une gestion insuffisante des risques environnementaux et d’une tolérance excessive envers les entreprises polluantes.

Pour de nombreux Thaïlandais, la coupe est pleine. Ils estiment que leurs droits fondamentaux à un environnement sain sont bafoués au profit d’intérêts étrangers. Les autorités se retrouvent sous pression : protéger les citoyens tout en préservant les relations diplomatiques et économiques avec Pékin. Les critiques soulignent que la Chine nie toute responsabilité directe, mais l’absence de réponses claires alimente la méfiance. L’ambassadeur de Chine à Bangkok a demandé que cessent les critiques visant ses compatriotes. Selon certains observateurs, le Premier ministre Anutin Charnvirakul aurait accédé à cette requête.

Quant aux entreprises chinoises impliquées dans le traitement de déchets illégaux, elles sont régulièrement inspectées par la police et fermées par les autorités… avant de rouvrir rapidement, souvent sans réelle sanction durable.

Entre les affrontements de Chiang Mai et les pollutions industrielles de Chonburi, une fracture s’approfondit. Les crimes environnementaux attribués à certains acteurs chinois ne sont plus tolérés. Les habitants exigent des enquêtes transparentes, des sanctions et surtout des garanties pour l’avenir. Leur combat dépasse la simple écologie : il s’agit de défendre la dignité et la souveraineté d’un pays face à des pratiques jugées inacceptables.

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