
Un drame s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche à Pattaya. Vers 1h du matin, derrière une boutique de cannabis de South Pattaya, une dispute alcoolisée a dégénéré : le propriétaire du magasin, Phattharathorn Jirachokchaikul, 41 ans, a été abattu par un officier de police en état d’ivresse.
Le suspect, Pol Sub Lt Jeerasak Srikattanam, 54 ans, enquêteur au commissariat de Pattaya, aurait sorti son arme de service lors d’un échange houleux. Les images de vidéosurveillance montrent la victime tentant de calmer la situation, mains jointes en signe de respect, avant d’essayer de désarmer l’officier. Celui‑ci a tiré à bout portant, touchant le commerçant à la cage thoracique. Malgré les secours, il est décédé à l’hôpital.
L’officier a été immédiatement arrêté et inculpé pour homicide volontaire, port d’arme sans motif valable et usage d’arme en public. Suspendu de ses fonctions, il fait l’objet d’une enquête disciplinaire interne. Le chef de la police de Pattaya a confirmé que l’homme était fortement alcoolisé au moment des faits.
Cet épisode tragique rappelle la réputation sulfureuse de Walking Street et ses alentours, où les nuits festives peuvent rapidement tourner au drame. Par ailleurs, partout dans le royaume, mieux vaut rester à l’écart des policiers en goguette après minuit.
L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de la fusillade, mais l’affaire jette une nouvelle ombre sur la sécurité nocturne de Pattaya, une ville qui se veut une « destination de qualité mondiale ».
Un drame insoutenable secoue la province de Ratchaburi. Le 6 avril, un petit garçon d’un an, Khai, est mort des suites de violences infligées par son beau‑père. L’homme, Surasak, 38 ans, a reconnu avoir frappé l’enfant à la tête jusqu’à ce qu’il perde connaissance, avant de tenter de le « ranimer » avec un appareil électrique utilisé pour la pêche. L’enfant a succombé à une hémorragie cérébrale et à des blessures multiples.
Les médecins ont confirmé que le corps portait des traces de coups, de brûlures et de blessures anciennes, révélant un cycle d’abus répétés. Surasak a admis avoir maltraité le garçon pendant plus de deux mois, allant jusqu’à lui écraser des cigarettes allumées sur la peau. La mère, Saowarot, 30 ans, a reconnu avoir assisté à plusieurs agressions sans parvenir à les empêcher. Elle était présente le jour du drame et a également été mise en cause pour consommation de stupéfiants.
Le couple a été inculpé pour meurtre intentionnel en vertu de l’article 288 du Code pénal, une infraction passible de la peine de mort ou de la réclusion à perpétuité. Saowarot fait face à une charge supplémentaire liée à la drogue.
L’affaire a provoqué une onde de choc dans la communauté. Des habitants en colère ont tenté de lyncher le couple lors de leur transfert au commissariat, obligeant la police à intervenir. Le corps de l’enfant a finalement été récupéré par sa grand‑mère pour les funérailles.
Ce drame met en lumière la violence domestique et la vulnérabilité des enfants. Comme cela arrive souvent dans le monde, les enfants ne peuvent pas compter sur les voisins pour les sauver.
Un homme de 26 ans, surnommé Sef et originaire d’Udon Thani, a été mortellement agressé par une dizaine de personnes à Nong Khai le 15 avril, lors des festivités de Songkran. La dispute aurait commencé par un simple accrochage, mais a dégénéré en un violent « 10 contre 1« . La victime a succombé à une hémorragie cérébrale et à une infection sanguine malgré les soins. Sa femme, bouleversée, a témoigné auprès de la police et partagé sa douleur, rappelant qu’ils avaient un jeune enfant. Neuf suspects ont déjà été arrêtés.
Un homme de 29 ans a été retrouvé mort le 10 avril dans une forêt reculée de Phatthalung, près du réservoir de Khlong Hua Chang. Les secours ont dû parcourir deux kilomètres en bateau, puis plus de deux kilomètres à pied pour atteindre la zone, mais Yutthana, originaire de Srisaket, avait déjà succombé. Son corps présentait de multiples blessures et une plaie profonde à la tête, avec une balle logée dans le crâne. Il avait été aperçu encore conscient par un villageois, affirmant être venu avec deux amis avant de se perdre. La police a ouvert une enquête, tandis que son père s’est dit surpris de le retrouver si loin de chez lui, sans explication sur les circonstances.



