
Bangkok – L’affaire choque l’opinion publique : Jarong Kromor, directeur du Bureau des enquêtes et affaires spéciales de la Commission nationale anticorruption (NACC), va être poursuivi pour conduite en état d’ivresse ayant causé la mort, conduite dangereuse et délit de fuite.
Un crash dramatique
Dans la nuit du 27 mai, sur le viaduc de Bang Rak Noi (Nonthaburi), Jarong aurait percuté par l’arrière la moto électrique de Sornarin Nakongsi, 43 ans. La victime, grièvement blessée — son bras gauche ayant été arraché dans l’impact — est décédée immédiatement sur les lieux. Son corps et son véhicule ont été retrouvés à plus de 300 mètres l’un de l’autre. Le test d’alcoolémie du fonctionnaire a révélé un taux de 189 mg / dl, soit près de quatre fois la limite légale (50 mg / dl).
Tentative de fuite et témoignages accablants
Selon des témoins, Jarong aurait traversé plusieurs voies avant de heurter la victime et traîner sa moto sur plusieurs mètres. L’un d’eux affirme qu’il a tenté de fuir, stoppé seulement par un pneu crevé, et qu’il aurait même cherché à faire porter la responsabilité à une autre personne en invoquant son statut de haut fonctionnaire.
Réaction de la NACC
La Commission anticorruption a publié un communiqué exprimant sa « profonde tristesse » et promettant une enquête interne sans favoritisme. Elle assure qu’une procédure disciplinaire stricte sera engagée et qu’elle coopérera pleinement avec la police.
Pression des associations
Le Don’t Drive Drunk Foundation, par la voix de son secrétaire général Taejing Siripanich, a demandé la création d’un comité d’enquête et la sanction disciplinaire la plus sévère. Pour l’ONG, Jarong a violé les politiques gouvernementales et celles de la NACC, et doit servir d’exemple.
Procédure judiciaire
Jarong s’est finalement présenté au poste de police de Bang Sri Mueang pour reconnaître les charges. Selon la loi thaïlandaise sur la circulation routière, les peines encourues pour avoir causé la mort en conduisant en état d’ivresse vont de 3 à 10 ans de prison, assorties d’amendes de 60 000 à 200 000 bahts.
À ce stade, aucune source officielle ne mentionne une détention provisoire de Jarong Kromor. L’absence d’information sur une incarcération ou un refus de libération implique qu’il est très probablement en liberté, vraisemblablement sous caution, dans l’attente de la procédure judiciaire.
Ces derniers jours, une série d’informations montrent que les membres de la NACC ne sont pas irréprochables.



